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L'agora des arts - Des expositions à paris, en france et à l'étranger

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Robert Frank, un regard étranger

mercredi 10 septembre 2008

Paris. Robert Frank, un regard étranger. Paris/Les Américains
Du 20 janvier au 22 mars 2009
Jeu de Paume
www.jeudepaume.org<span

On doit à ce photographe américain, né en Suisse en 1924, d’avoir associé et fait dialoguer photographie et poésie, littérature et peinture, initiant un langage qui affirme sa subjectivité tout en intégrant l’héritage de la photographie documentaire. Cette figure importante de la "Street Photography" est devenu l’un des photographes les plus influents du XXe siècle depuis la parution du livre Les Américains, en 1958. Avant de réaliser la célèbre série, il voyage avec son Leica en Amérique latine, à Londres, au pays de Galles et aussi à Paris. Partout, il lie les images les unes aux autres comme s’il récitait un poème ou racontait une histoire. Dans sa série Paris, Frank observe en toute liberté le spectacle des rues au gré de ses déambulations, souvent sous la pluie, dans la brume du petit matin ou sous la neige. Présentée pour la première fois au Museum Folkwang de Essen (Allemagne), du 25 avril au 6 juillet 2008, cette large sélection de clichés de Paris a été réalisée par Robert Frank au début des années 1950. Les prises de vue des boulevards, des jardins publics et des vendeurs de rue (Frank aime les fleurs, les fleuristes et les fêtes foraines) rappellent les photographies de Paris d’Eugène Atget (1857-1927), qui au début du siècle, avait su capter aussi bien l’atmosphère de la capitale que son architecture et ses jardins publics. Frank saisit les gens dans la subtilité de l’instant, avec beaucoup de mélancolie : perdus dans leurs pensées, debout au milieu de la foule ou assis dans le métro, prostrés sur un banc de jardin public ou lovés sur une pelouse. De façon très novatrice, il choisit différentes perspectives : en plus d’utiliser délibérément la vue en plongée, ses images de rues montrent constamment des angles très profonds ou des vues de passants prises par dessus l’épaule, ce qui donne une forte présence au motif et au modèle, tout en plaçant le spectateur au coeur de la photo.
A l’initiative de Marta Gili, l’exposition du Museum Folkwang est enrichie de l’intégralité des photographies du livre Les Américains, 83 tirages prêtés pour l’occasion par la Maison Européenne de la Photographie (Paris). Au sein de l’exposition, sont aussi présentés le premier film de Robert Frank, Pull My Daisy (1959) et son dernier film True Story (2004). La majeure partie de ses films est également programmée à l’auditorium.

C.R