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L'agora des arts - Des expositions à paris, en france et à l'étranger

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Séraphine de Senlis

mercredi 1er octobre 2008

Musée Maillol/Fondation Dina Vierny
Du 1er octobre 2008 au 30 mars 2009
Tél. 01 42 22 59 58
www.museemaillol.com<span

La vie de Séraphine Louis (1864-1942), femme de chambre et peintre autodidacte, distinguée par un collectionneur avisé, avant de devenir folle et de finir sa vie dans un asile psychiatrique à l’instar de Camille Claudel (née la même année qu’elle), se révèle un fabuleux sujet romanesque comme le confirme le beau film de Martin Provost (sans compter les livres qui (re)sortent fort à propos). A tel point qu’on en oublierait presque son œuvre « naïve », proche de l’art « brut », au lyrisme pathologique et finalement totalement indissociable de sa propre histoire. Séraphine Louis Mallard, devenue bonne à tout faire à 13 ans, découvre l’art en observant un professeur de dessin dans l’institution de jeunes filles où elle fait le ménage. En 1912, le collectionneur allemand Wilhelm Uhde (premier acheteur de Picasso) détecte son talent et l’encourage à travailler. Grappes de raisin, pommes, gerbes de fleurs, feuilles en formes d’yeux ou de bouches, Séraphine désormais dite « Séraphine de Senlis », affectionne la nature et peint à genoux, jusqu’à l’épuisement, de grandes compositions multicolores et flamboyantes au moyen de mélanges de couleurs qu’elle concocte elle-même et d’huile qu’elle dérobe en douce à l’église. Mais puisque sa vocation de peintre « habité » lui vient du ciel, celui-ci ne peut que l’absoudre. A partir de 1927, grâce au soutien financier de W. Uhde, Séraphine se consacre exclusivement à la peinture, cette « nécessité intérieure ». Deux ans plus tard, Uhde organise à Paris une exposition (Les peintres du Cœur sacré) de plusieurs artistes naïfs et de nombreuses œuvres de Séraphine entrent alors dans des collections privées. Las, en 1932, la santé mentale de l’artiste se dégrade. Elle dépense sans compter, hurle à la persécution et sera internée, refusant désormais de peindre. Ses œuvres, qui furent exposées dans toute l’Europe et jusqu’à New York, sont visibles un peu partout en France, notamment aux musées d’art de Senlis (60), d’Auvers-sur-Oise (95) et dans les collections de la fondation Dina Vierny.

Catherine Rigollet

A lire : le catalogue, coédition Gallimard.