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L'agora des arts - Des expositions à paris, en france et à l'étranger

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Van Eyck & les Préraphaélites

lundi 23 octobre 2017

Du 2 octobre 2017 au 2 avril 2018
National Gallery
Tous les jours, de 10h à 18h
Vendredi, jusqu’à 21h
Fermé 24-26 décembre et 1er janvier
Tarif plein : £8
www.ng-london.org.uk

L’influence du maître flamand sur la peinture préraphaélite.

La National Gallery de Londres possède une œuvre majeure de Jan Van Eyck acquise en 1842 : Les Époux Arnolfini. Le tableau, qui représente un riche marchand toscan établi à Bruges et son épouse, est particulièrement emblématique pour son réalisme et son symbolisme. Le peintre détaille avec minutie les éléments du décor, les costumes, avec une grande richesse chromatique et un vif intérêt pour la représentation des symboles (les fruits sur la table évoquant le péché originel, le petit chien la fidélité conjugale…). Il peint aussi un miroir convexe, placé juste entre les deux époux et reflétant deux témoins de la scène (dont le peintre lui-même ?) ; renforçant le mystère de ce tableau dont la signification reste aujourd’hui encore sujette à de nombreuses interprétations.

Datée de 1434, cette peinture à l’huile du primitif flamand –qui influença la peinture flamande du XVIe siècle, puis des artistes comme Velázquez au XVIIe siècle, - fascina encore, trois siècles plus tard, les Préraphaélites anglais de l’époque Victorienne : Dante Gabriel Rossetti, John Everett Millais et William Holman Hunt, entre autres.
En rupture avec les conventions académiques, influencés par les théories de John Ruskin qui préconise une vision hautement morale de l’art auquel il confère un rôle social, se référant non-plus à la Renaissance mais à l’art médiéval, libre et authentique des primitifs italiens (mais aussi flamands), ceux-ci ne cachent pas l’admiration qu’ils portent au maître brugeois du XVe siècle. Cette fascination et cette mise en regard n’avaient encore jamais fait l’objet d’une exposition.

L’exposition se concentre dans un premier temps sur l’analyse et la portée du tableau de Van Eyck. Puis en regard, montre comment les peintres préraphaélites – ceux de la première confrérie de 1848-1849 menée par Dante Gabriel Rossetti, John Everett Millais et William Holman Hunt, rejoints par William Morris et Edward Burne-Jones–, s’engagèrent dans un art se voulant une reproduction exacte de la nature avec des œuvres d’une grande liberté de composition (notamment dans les attitudes des personnages), aux couleurs chatoyantes, truffées d’éléments symboliques complexes (dont le fameux miroir) et de références religieuses, littéraires et poétiques.

Catherine Rigollet

Visuels : Jan van Eyck, The Arnolfini Portrait, 1434. Oil on oak. 82.2 x 60 cm. National Gallery, London © The National Gallery, London.
Dante Gabriel Rossetti, Lucrezia Borgia, 1860-1. Graphite and watercolour on paper, 43.8 × 25.8 cm © Tate, London (N03063)
Visuel vignette : Convex mirror owned by Gabriel Dante Rossetti, Mirror. Kelmscott Manor. © Society of Antiquaries of London (Kelmscott Manor). Photograph : Andy Stammers Photography.