Partenariat et publicité Liens utiles Contact La rédaction Suivre la vie du site RSS 2.0 Logo FaceBook Logo Twitter
L'agora des arts - Des expositions à paris, en france et à l'étranger

Accueil > Expos en France > Archives expo en France > Yvelyne Wood. Le Cœur de la guerre > Yvelyne Wood. Le Cœur de la guerre

Yvelyne Wood. Le Cœur de la guerre

vendredi 7 décembre 2012

Du 10 décembre 2012 au 31 janvier 2013
Hôtel du département (Tarn et Garonne)
100 Boulevard Hubert Gouze – 82013 Montauban
Du lundi au vendredi, de 9h à 18h
Entrée libre
www.yvelynewood.com

Exposée très jeune aux souvenirs de la Shoah, Yvelyne Wood a compris que son salut passerait par l’art et elle a fait des récits transmis par ses parents le sédiment de son œuvre. Plasticienne, sculpteur et scénographe, elle se qualifie de « capteur de mémoire », recueillant avec obstination tous les éléments qui pourront la transmettre. Elle a étendu son propos à tous les conflits armés, pour témoigner des victimes civiles, particulièrement les femmes, chair de la guerre, tuées ou marquées par les tortures psychologiques et physiques qu’elles ont subies, notamment les viols, première arme de guerre et de purification ethnique. Son œuvre, forte et violente, au diapason de ces histoires de femmes, est à mi-chemin entre la représentation et le symbolisme. Face à La Chair de la guerre, fils de fer barbelés emprisonnant des robes déchiquetées flottant sur des corps fantômes, on pense à Anselm Kieffer bien sûr, mais aussi au travail de la japonaise Chiharu Shiota et à ses vestiges de corps de femmes (représentés aussi par leurs robes) enfermés dans un réseau arachnéen, dense et inextricable de fil noir. L’obsession d’Yvelyne Wood à sonder la tragédie humaine dans sa version la plus sombre, celle des crimes contre l’Humanité, s’exprime également par des grandes sculptures en bronze, résine, bois calciné, photographies et vidéos. L’artiste présente à Montauban de nouvelles installations visuelles et sonores bouleversantes comme Le Cœur de la guerre (2012), des robes, là encore, qui jonchent le sol d’une maison détruite par un bombardement et d’où s’échappent de sourds battements de cœurs ou encore Welcome (2012), 3000 photos de visages de femmes et d’enfants réfugiés se reflétant dans des miroirs à l’intérieur d’une tente du HCR (Haut Commissariat aux Réfugiés), intégrant au milieu d’eux celui du visiteur qui les regarde.

Catherine Rigollet

Visuel : Yvelyne Wood, La Vénus de Milosevic ou La Vénus Dolorosa. Installation, octobre 2012. Robe en tissu, plomb, crânes en plâtre, bris de verre, fils de fer barbelés, terre, pierre et végétaux provenant de Bosnie-Herzégovine, inscriptions faites à la main de milliers de noms et dates de naissances extraits des 7 109 victimes de Srebrenica.