Né en 1931 à Strasbourg, Tomi Ungerer a commencé à pratiquer l’illustration aux Etats-Unis en 1931 et a construit toute sa carrière dans ce domaine incluant les dessins publicitaires, les dessins animés, la BD, les caricatures. Il a aussi dessiné pour la presse et conçu l’une de ses affiches les plus connues : Black Power/White Power contre la ségrégation raciale. Son oeuvre satirique est particulièrement importante, marquée par des livres comme The Party et Babylon qui tournent en dérision la société contemporaine.
Le Musée Tomi Ungerer, riche de 8000 dessins de Tomi Ungerer, présente cette collection par le biais d’expositions temporaires.
Le Musée, qui rassemble également des collections représentatives de la création dans le domaine de l’illustration au XXe siècle, est aussi un lieu d’études et de recherches riche d’une partie de la bibliothèque personnelle de Ungerer, soit 1 500 ouvrages sur l’illustration.

Tomi Ungerer et ses maîtres. Inspirations et dialogues
Si « Tomi Ungerer n’imitait personne, il utilisait beaucoup », et ses multiples emprunts ont aussi contribué à forger l’originalité de son art. À l’occasion de ses 80 ans, le musée expose 300 œuvres sur le thème des multiples connexions entre son œuvre et l’histoire de l’Art. Les références graphiques, plastiques et cinématographiques sont innombrables. Les maîtres allemands du Moyen Age et de la Renaissance (Baldung- Grien, Dürer, Grünewald, Holbein). Doré et les artistes allemands du XIXe siècle (Caspar David Friedrich, Ludwig Richter, Moritz von Schwind, Carl Spitzweg). Mais aussi les artistes alsaciens (Hansi, Loux, Sattler, Schnug), le dadaïsme et le surréalisme (Arp, Ernst, les dessinateurs satiriques (Busch, Daumier, Dubout, les caricaturistes du Simplicissimus et les cartoonists anglo-saxons, Grandville, Töpffer). L’exposition évoque également des croisements avec Bellmer, Dix, Ensor, Félicien-Rops, Goya, Grosz, Jones, Kubin, Lindner, Posada, Toulouse-Lautrec, von Bayros, Weaver ou Wyeth.
Visuel page expo : dessin pour Les Trois Brigands, 1961, Tomi Ungerer. Lavis d’encre de Chine et d’encres de couleur, feutre et rehauts de crayon blanc sur papier blanc, 30 x 23,5 cm. Collection Musée T. Ungerer.
Visuel image expo T. Ungerer et ses maîtres : Sans titre, dessin inédit, vers 1960. Encre de Chine, feutre et photo-collage d’un détail d’une oeuvre de Picasso sur papier blanc, 35,3 x 27,8 cm
Collection Musée T. Ungerer © Tomi Ungerer. Photo : Musées de la Ville de Strasbourg/ Mathieu Bertola.
Visuel vignette : Tomi Ungerer. « Black power/White power », 1967 (détail). Affiche contre la ségrégation raciale. © Musées de Strasbourg / Diogenes Verlag AG Zurich. Crédit photo : Martin Bernhart