Partenariat et publicité Liens utiles Contact La rédaction Suivre la vie du site RSS 2.0 Logo FaceBook Logo Twitter
L'agora des arts - Des expositions à paris, en france et à l'étranger

Accueil > Expos à Paris > Archives expo à Paris > Abraham Poincheval : performeur de l’enfermement > Abraham Poincheval : performeur de l’enfermement

Abraham Poincheval : performeur de l’enfermement

lundi 6 février 2017

Du 3 février au 8 mai 2017
Palais de Tokyo
13, avenue du Président Wilson – 75116
Tous les jours, sauf le mardi
De midi à minuit
Tarif plein : 12€
www.palaisdetokyo.com

Les installations, performances et expositions de la nouvelle saison du Palais de Tokyo (En toute chose), « explorent les relations que nous entretenons ou que nous subissons dans notre rapport au réel » rappelle en préambule Jean de Loisy, directeur des lieux depuis 2011 et toujours aussi dithyrambique sur l’art actuel et ses représentants. Parmi eux, le performeur Abraham Poincheval, dont les performances scientifico-philosophico-artistiques ne manqueront pas de questionner, d’amuser et de méduser le public.

Dans une bouteille géante -voguant ou pas sur l’eau-, perché sur une mini-plateforme à 20 mètres du sol, dans un ours naturalisé, dans un bloc de pierre, etc, toutes ces performances menées en solitaires par l’artiste consistent à s’isoler ou à s’enfermer plusieurs jours dans des espaces aussi réduits (l’homme est fluet, cela aide !) qu’incongrus. Mais au fait, dans quel but ? « Savoir par moi-même ce qu’il en est du monde ». Si cette démarche lui permet de tester ses limites physiques et mentales en voyageant intérieurement dans des sculptures habitables, pour le regardeur, c’est un spectacle qu’il est invité à suivre « en live » au Palais de Tokyo.

Deux performances inédites sont en effet programmées dans le cadre de l’exposition. Du 22 février au 1er mars 2017, Poincheval va habiter un rocher, et à partir du 29 mars, pour une durée approximative de 21 à 26 jours, il va couver des œufs jusqu’à leur éclosion ! Assis ou allonger dans un vivarium, couvert d’un manteau traditionnel coréen réalisé par l’artiste Seuigi Lee, limité dans ses mouvements et entouré de provisions, l’homme va se substituer à la poule et éprouver le temps d’une gestation, comme il aura précédemment éprouvé le temps minéral, assis dans sa pierre spécialement sculptée pour accueillir sa silhouette.

Insensées, mais bluffantes, ces performances d’enfermement devraient faire le buzz et attirer les visiteurs à qui nous recommandons aussi la très inventive exposition Pan, du japonais Taro Izumi, constituée de plusieurs installations. Notamment les œuvres de la série Ticked in a dream…maybe ?, des sculptures pensées pour permettent à des corps d’y prendre place et de reproduire les postures -souvent acrobatiques- de sportifs en pleine action. Ces empilements de chaises, tables, tabourets et coussins à l’équilibre apparemment précaire sont associés aux photos des sportifs qui ont servi de modèles.

À voir aussi les expositions de : Mel O’Callaghan, Dorian Gaudin, Emmanuel Saulnier, Anne le Troter, Emmanuelle Lainé. Et le parcours Sous le regard de machines pleines d’amour et de grâce, composé de différentes propositions d’artistes interrogeant les impacts de l’économie de marché et des nouvelles technologies sur la fabrique de nos émotions et de leurs représentations. De quoi passer une après-midi stimulante.

Catherine Rigollet

Visuels : Abraham Poincheval : installation Ours et Pierre. Portrait de l’artiste Abraham Poincheval avec à ses côtés Jean de Loisy, directeur du Palais de Tokyo. Photos L’Agora des Arts.