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Alfred Bellet du Poisat, du romantisme à l’impressionnisme

mardi 6 mai 2014

Du 29 mars au 24 août 2014
Musée de Bourgoin-Jallieu
17, rue Victor-Hugo - 38300
Du mardi au dimanche
(sauf lundi et jours fériés)
De 10h à 12h et de 14h à 18h
Entrée gratuite
www.bourgoinjallieu.fr/51-musee-bourgoin.htm

 

- Installé dans l’ancienne chapelle des Antonins construite en 1503 et l’Hôtel-Dieu édifié au XVIIIe siècle, le musée de Bourgoin-Jallieu est surtout connu pour ses collections de textiles et impressions sur étoffes, témoignages du savoir-faire régional. Le département beaux-arts accorde une place particulière au peintre Victor Charreton (1864-1936), fondateur du musée en 1929.

En 2003, le musée de Bourgoin-Jallieu a eu l’opportunité d’acquérir près de 125 œuvres (notamment des pochades, esquisses et études préparatoires) du peintre Alfred Bellet du Poisat (1823-1883) issues de la collection du peintre Gustave Girardon qui était son exécuteur testamentaire. De quoi susciter l’envie de Brigitte Riboreau, directrice du musée, d’en savoir plus sur cet artiste natif de Bourgoin, mais dont le musée ne possédait jusque là aucune œuvre. Pas de descendance, peu de correspondance, pas d’écrits personnels sur son travail ni sur ses choix artistiques, assez peu d’expositions (chez Durand Ruel et dans des salons lyonnais) ; l’homme n’a pas besoin de vendre ses tableaux pour vivre. Difficile alors de retracer sa vie, ni même d’apprécier l’importance numérique de son œuvre qui s’avère plurielle par la diversité des thèmes abordés, mais surtout du style, comme si Bellet du Poisat avait passé son temps à se chercher, s’arrêtant souvent au stade de l’esquisse. Des pochades alertes, d’une grande liberté.
Cette exposition que lui consacre sa ville natale entend remettre en lumière un artiste dont la rencontre avec l’œuvre de Delacroix fut décisive ; une influence que l’on sent très présente dans plusieurs de ses œuvres. Après s’être consacré aux sujets historiques et religieux, il se met, vers 1865 à peindre des paysages au fil de ses voyages, de la Méditerranée aux côtes normandes, du Lac de Genève aux plaines des Pays-Bas. C’est de loin sa meilleure production, telle cette Jetée de Trouville, tableau récemment acquis par le musée et considéré comme une œuvre phare de la collection. « Proche des impressionnistes (Degas fera son portrait), Bellet du Poisat demeure fidèle à la manière dense et au chromatisme des premiers Monet, à la fermeté des rares marines de Manet », relève Jacques Beauffet, ancien directeur du musée d’art moderne de Saint-Étienne qui s’est plongé dans l’œuvre de Bellet du Poisat. Le peintre n’avait jamais bénéficié d’une exposition ni d’une publication rendant compte de la diversité et de la complexité de son œuvre, point d’articulation entre le Romantisme et le moment Impressionniste. Le musée de Bourgoin-Jallieu a rassemblé environ 180 œuvres issues de ses collections et de prêts de particuliers et de musées, de la simple esquisse à des œuvres monumentales.

Catherine Rigollet

Visuel : Alfred Bellet du Poisat, Promeneurs sur la jetée de Trouville, coll. Musée de Bourgoin-Jallieu, © Mélanie Fagard v. 1877 - Huile sur toile (h. 71 ; l. 118 cm). s.b.g.