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L'agora des arts - Des expositions à paris, en france et à l'étranger

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Amadeo de Souza-Cardoso (1887-1918). La symphonie des couleurs

mardi 26 avril 2016, par cath

Du 20 avril au 18 juillet 2016
Grand Palais
Tous les jours, sauf mardi
De 10h à 20h
Nocturne le mercredi jusqu’à 22h
Fermé le 1er mai et le 14 juillet
Plein tarif : 13€
www.grandpalais.fr

Emporté à trente ans par l’épidémie de grippe espagnole, après avoir quitté au début de la Guerre de 14-18 l’avant-garde parisienne dont il faisait partie, Amadeo est tombé dans l’oubli, excepté dans son propre pays, le Portugal. Sa vie fut certes courte, mais intense, son parcours fulgurant et son œuvre construite en dix ans, de 1908 à 1918, exubérante.

Un concentré de vitesse, de force chromatique et de graphismes simplifiés d’une grande originalité de composition, libérée de la perspective. Une œuvre essentiellement tournée vers la nature avec pour ambition de la recréer par l’imagination et la spiritualité. Le Saut du lapin (1911), toile présentée à l’Armory Show aux États-Unis en 1913 et qui ouvre l’exposition présentée au Grand Palais en constitue l’archétype.

Mais si ce jeune portugais, qui a quitté à dix-neuf ans son village natal de Manhufe pour s’installer à Paris en 1906, s’est rapproché de Brancusi, du couple Delaunay et surtout de Modigliani, se frottant à tous les mouvements d’avant-garde : futurisme, cubisme, expressionnisme, abstraction, il écrit toutefois à son oncle Francisco en août 1913 : « ma manière de sentir et de comprendre n’a rien à voir avec celle des futuristes ou des cubistes (…). Dans cette lettre, il traite même le futurisme de « truc de charlatan » et le cubisme de « calligraphie mentale et littéraire », affirmant : « l’art tel que je le sens, est le produit émotionnel de la nature. » En 1916, il confirmera ne faire partie d’aucune école. Pour autant, sa production certes hétérogène et originale témoigne des traits généraux de ces différents mouvements artistiques.

Une œuvre joyeuse, lyrique et décorative que révèle près de 300 peintures, gravures et dessins –(formidable série de 16 dessins prêtés par la Fondation Calouste Gulbenkian comme La détente du cerf, ou Les Faucons, vers 1912), y compris quelques œuvres d’artistes contemporains d’Amadeo dont il fut proche comme Brancusi, Modigliani, Robert et Sonia Delaunay.

Catherine Rigollet

Visuels page expo : Amadeo de Souza-Cardoso, Le Saut du lapin, 1911. Huile sur toile, 49,9 x 60,8 cm. États-Unis, The Art Institut of Chicago. Arthur Jerome Eddy Memorial Collection ©The Art Institute of Chicago.
Amadeo de Souza-Cardoso, Titre inconnu (Clown, cheval, salamandre), vers 1911-1912. Gouache sur papier, 23,80 x 31,8 cm. Lisbonne, CAM / Fundação Calouste Gulbenkian. Photo Paulo Costa.
Amadeo de Souza-Cardoso, Titre inconnu (Etude B), 1913. Huile sur toile, 46 x 61 cm. Lisbonne, CAM / Fundação Calouste Gulbenkian. Photo Paulo Costa.
Amadeo de Souza-Cardoso, La détente du cerf (dessin 14 pour l’album XX Dessins), vers 1912. Lavis, encre de chine et mine graphite sur papier, 25 x 32,2 cm. Lisbonne, CAM / Fundação Calouste Gulbenkian. Photo Paulo Costa.
Et en page d’accueil : Amadeo de Souza-Cardoso, Lévriers, vers 1911. Huile sur toile, 100 x 73 cm. Lisbonne, CAM / Fundação Calouste Gulbenkian. Photo Paulo Costa.