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Animaux & guerres. Amis, modèles et emblèmes des combattants

vendredi 4 août 2017

Du 2 août au 9 octobre 2017
Musée de l’Armée
Hôtel des Invalides
129 rue de Grenelle, 75007 Paris
Galeries de la cour d’honneur
Ouvert tous les jours, de 10h à 18h
Entrée gratuite
www.musee-armee.fr

Présentée en libre accès dans les galeries de la cour d’honneur de l’Hôtel national des Invalides, cette exposition originale met en lumière le rôle des animaux durant les guerres. Si l’on connait bien le rôle du cheval dans la cavalerie pour fondre sur l’adversaire ; celui du cheval bâté, du mulet ou du chameau pour porter de lourdes charges ; celui du chien sentinelle, pisteur ou démineur ; celui encore du pigeon voyageur, on connait moins l’effet psychologique d’un pachyderme lancé à l’assaut de l’ennemi, ou l’effet répulsif d’un dromadaire pour l’odorat des chevaux et encore moins l’utilisation des parasites (moustiques notamment) afin de détecter des intrus dans une zone. À la fois acteurs des guerres, compagnons des combattants mais aussi source de matières multiples : leur chair est nourriture, leur peau, poils, dent, os, etc. composent, en grande partie, la tenue, l’armement et l’équipement du soldat, les animaux sont aussi utilisés comme symbole, pour se protéger (les chats dératisant dans les tranchées), pour effrayer (comme ces chats transformés en torches vivantes !), pour nommer une opération ou un engin (l’hélicoptère Tigre), ou pour détruire. Ainsi, environ 700 ans avant notre ère, assiégé par les Perses, le roi d’Égypte Séthos fit lâcher 10 000 rats et 1000 souris dans la vallée où campaient les troupes ennemies. Ils rongèrent les harnachements, les courroies des boucliers, les cordes des arcs…obligeant les Perses à lever le camp.

Certes, on pourra regretter l’aspect assez basique de la vingtaine de panneaux, mais ce parcours, depuis l’Antiquité jusqu’à la Seconde Guerre mondiale et dans lequel chaque animal dispose d’un panneau explicatif sur son rôle, d’illustrations légendées tirées des collections du musée de l’Armée et du fonds de la Library of Congress de Washington, et d’anecdotes, est captivant. Sans compter le plaisir de se promener dans ce majestueux bâtiment construit par Louis XIV en 1670 pour accueillir les soldats blessés ou trop âgés pour combattre durant son règne et d’observer, en lien avec l’exposition Animaux & Guerres, et à l’occasion de la restauration des galeries, façades et toitures de la cours d’honneur, ainsi que du pavillon central de la façade nord, son décor sculpté et peint de multiples animaux directement, ou symboliquement, associés aux guerres, comme ces deux lucarnes de la cour d’honneur décorées d’éléphants sculptés.
Et vous pourrez profiter de votre visite pour explorer les collections du musée des Invalides. L’une des plus rares est celle des « Plans-reliefs », vingt-huit maquettes de villes fortifiées, spectaculaires par leur taille et leur qualité, réalisées entre 1668 et 1875 en tant qu’outils de planification stratégique et symboles de maîtrise du territoire. La première étant Dunkerque commandée par Louvois à Vauban. Un chef d’œuvre.

Catherine Rigollet

Visuels : Treat’em Rough ! Join the Tanks, affiche américaine de recrutement réalisée par August Hutaf (1879-1942) © Paris - Musée de l’Armée, Dist. RMN-Grand Palais /image musée de l’Armée.
Insigne de la 4e Cie de Caterpillar du 84e régiment d’artillerie par François Mourgues (1884-1954), vers 1917© Paris - Musée de l’Armée, Dist. RMN-Grand Palais.