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L'agora des arts - Des expositions à paris, en france et à l'étranger

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Anish Kapoor & James Lee Byars

lundi 9 juin 2014

Du 27 mai au 26 juillet 2014
Galerie Kamel Mennour
En collaboration avec la Galerie Michael Werner
47, rue Saint-André des Arts
Et 6, rue du Pont de Lodi - Paris 6ème
Du mardi au samedi, de 11h à 19h
www.kamelmennour.com

Un cube de marbre doré dans une tente en voile rouge : James Lee Byars (1932-95) figurait déjà dans l’exposition de 2012-2013 consacrée à la collection du galeriste Michael Werner au Musée d’Art moderne de la Ville de Paris. On retrouve cet or, évocateur des bijoux, statuettes et sarcophages égyptiens bien connus de Byars, mort au Caire, dans trois des cinq œuvres choisies pour cette exposition par Anish Kapoor (né en 1954) et présentées ici de pair avec quatre de ses propres œuvres. Le charme de ce dialogue minimaliste est un peu rompu, lorsque le visiteur doit passer d’un site de la galerie à l’autre, deux rues plus loin. Dialogue ? Peut-être. Ou plutôt confrontation des matériaux (le marbre de Byars et le ciment de Kapoor) et des formes (épurées chez le premier, modelées et complexes chez le second), des couleurs (l’or et le blanc chez Byars, l’iridescence de la résine ou la transparence de l’acrylique de Kapoor). Que l’on adhère ou non à ce concept de conversations entre les œuvres, on ne peut que se laisser porter par l’harmonie, voire la spiritualité, quelque soit son origine géographique ou ethnique, qui émane de ces œuvres méditatives. Il faut alors prendre son temps et tourner autour de la demi-sphère d’or de Byars (The Capital of the Golden Tower, 1991), qui n’est pas sans rappeler les demi-sphères de cire rouge de Kapoor, examiner un par un les 20 cubes d’acrylique dont les bulles captives sont peut-être les fantasmes de l’artiste ou les nôtres (Floating Dawn, 2011), se perdre dans les réseaux résineux de Cosmobiology, 2014 (Kapoor) ou se figer devant le petit cadre noir où figure en majuscules d’or The Perfect Performance is to Stand Still (Byars). À voir.

Elisabeth Hopkins

Visuel : Anish Kapoor, Floating Dawn, 2011 et James Lee Byars, The Planet Sign, 1981. Vue de l’exposition “Anish Kapoor & James Lee Byars”, Kamel Mennour (6 rue du Pont de Lodi), Paris. Photo Fabrice Seixas. © ADAGP Anish Kapoor © The Estate of the Artist