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L'agora des arts - Des expositions à paris, en france et à l'étranger

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Artemisia Gentileschi

mardi 13 mars 2012

Artemisia. Pouvoir, gloire et passions d’une femme peintre
Du 14 mars au 15 juillet 2012
Musée Maillol
59-61, rue de Grenelle - 75007 Paris
Tous les jours de 10h30 à 19h, y compris les jours fériés
Nocturne le vendredi jusqu’à 21h30
Tél : 01 42 22 59 58
Plein tarif : 11 euros
www.museemaillol.com

 

 

- A lire en prolongement de l’exposition :
→ Artemisia Gentileschi. "Ce qu’une femme sait faire !". d’Alexandra Lapierre. Hors série/Découvertes Gallimard.
→ Artemisia (1593-1654). Pouvoir, gloire et passions d’une femme peintre. Catalogue de l’exposition. Coédition Musée Maillol-Gallimard. 256 pages et 120 illustrations. (39€).

- A voir :
→ A l’occasion de l’exposition présentée au musée Maillol, ressortie nationale du film « ARTEMISIA » d’Agnès Merlet (1997) avec Michel Serrault.

Vers 1608, à Rome, dans un atelier du quartier des artistes, la jeune Artemisia (1593-1654 ?) prépare les toiles, brosse les fonds et termine les tableaux de son père, le grand peintre Orazio Gentileschi dont elle est la meilleure assistante. L’étrangeté de son statut dans ce monde d’hommes, les bruits qui courent sur sa beauté et sur son talent suscitent la curiosité des peintres. Malgré la jalousie de son père qui cherche à cacher au monde le génie et la sensualité de sa fille, Artemisia va devenir la première femme peintre dans l’Italie Baroque du XVIIème siècle, grâce à son talent et à sa force créatrice. Elle va acquérir gloire et liberté à une époque où les femmes sont considérées comme des mineures à vie. Mais la route sera rude et douloureuse. Sa mère meurt lorsqu’elle est enfant, puis elle est violée à dix-sept ans par un collaborateur de son père, l’artiste Agostino Tassi qui lui promet de l’épouser et la convainc de continuer leur relation pour encore neuf mois. Las, l’homme est marié et pour des raisons d’ordre moral, mais certainement aussi par intérêt, Orazio Gentileschi décide de dénoncer Tassi et lui intente un procès. Pour Artemisia, c’est une humiliation qui va marquer profondément sa vie et sa carrière.
Protégée par le Grand-duc de Médicis et l’amitié de Galilée, admise à l’Accademia del Disegno (une première pour une femme), elle va s’imposer. On la retrouve à Rome dans les années 1620, mariée au peintre Pierantonio Stiattesi (qui ne lui fera jamais d’ombre), mère de plusieurs enfants, amie des grands maîtres tels que Simon Vouet et Massimo Stanzione, et déjà reconnue par les plus grands collectionneurs européens. La période napolitaine voit son apothéose. Pendant vingt-cinq ans elle dirige son atelier qui emploie des dizaines d’aides, forme les grands talents qui prendront la suite : Cavallino, Spardaro, Guarino…. L’exposition Artemisia. Pouvoir, gloire et passions d’une femme peintre, présentée au musée Maillol, remet en mémoire le talent de cette immense artiste. Si certaines oeuvres sont sujettes à caution quant à leur attribution à la fille de Gentileschi, son extraordinaire Judith et Holopherne, la première des cinq versions de cette histoire qu’illustrera l’artiste, ne fait aucun doute. Artemisia n’a que 19 ans, et sa Judith (autoportrait ?) incarne une femme déterminée, qui a une revanche à prendre, loin de la Judith distante peinte par Lucas Cranach l’Ancien en 1530 ou de la Judith apeurée représentée par Le Caravage en 1598. Une belle leçon de vie et de peinture.

Catherine Rigollet