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L'agora des arts - Des expositions à paris, en france et à l'étranger

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Au temps de Klimt. La Sécession à Vienne

lundi 16 février 2015

Du 12 février 2014 au 21 juin 2015
Pinacothèque
Tous les jours, de 10h30 à 18h30
Nocturne les mercredis et vendredis jusqu’à 20h30
Plein tarif : 14€
Tél. 01 46 34 43 47
www.pinacotheque.com

Si peu d’œuvres importantes de Klimt sont présentées, cette exposition retrace au travers de 180 œuvres issues de collections privées et du musée du Belvédère de Vienne, cette période artistique féconde que fut la Sécession viennoise et le rôle majeur de Klimt dans cette invention d’un art nouveau, total, synthèse des différentes disciplines artistiques.

Fils d’un orfèvre viennois (d’où son goût pour l’or), Gustav Klimt en rupture avec la peinture académique qui prédomine dans l’empire austro-hongrois, fonde en 1897 la Sécession avec une vingtaine d’artistes, et un lieu d’exposition éponyme. Ce célèbre Palais de la Sécession abrite notamment La Frise Beethoven de Klimt, interprétation de la 9e symphonie de Beethoven achevée par le peintre pour une exposition en 1902. Une monumentale œuvre d’art totale qui préfigure sa période dorée, reconstituée à l’échelle et présentée pour la première fois en France dans l’exposition Au Temps de Klimt. La Sécession à Vienne.

De Klimt, au milieu de quelques huiles antérieures à la Sécession et d’une dizaine de dessins, lithographies et héliogravures, on appréciera surtout la présence de Judith (1901), célèbre incarnation d’une passion fatale dans l’histoire de l’art. Un portrait recouvert de feuilles d’or, évoquant avec beaucoup d’érotisme cette belle et riche veuve qui séduisit le général assyrien Holopherne avant de le décapiter durant son sommeil pour sauver les habitants de la ville juive de Béthulie que son armée assiégeait. Un tableau qui rappelle la place essentielle de la femme, fatale ou fragile, dans l’œuvre de Klimt ; une place largement influencée par le symbolisme provenant de France et de Belgique et qui a trouvé, dans cette Vienne hautement culturelle et sensible à la psychanalyse de Freud, un terreau fertile.
Toutefois, en 1905, moins de dix ans après sa création, Klimt quitte la Sécession viennoise tandis qu’une nouvelle avant-garde émerge avec Egon Schiele et Oskar Kokoschka, ses disciples directs, annonçant l’expressionnisme…et les tourments d’un monde à venir.

Catherine Rigollet

Visuel : Gustav Klimt, Judith, 1901. Huile sur toile, 84 x 42 cm © Belvédère, Vienne