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L'agora des arts - Des expositions à paris, en france et à l'étranger

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Berenice Abbott. Photographies

mardi 21 février 2012

Berenice Abbott (1898-1991). Photographies
Du 21 février au 29 avril 2012
Jeu de Paume
1, place de la Concorde - 75008
Tous les jours, sauf lundi, de 11h à 19h
Nocturne le mardi jusqu’à 21h
Tarif plein : 8,5€
Tél. 01 47 03 12 50
www.jeudepaume.org

Le Jeu de Paume poursuit son travail de mise en lumière des femmes photographes du xxe siècle avec Berenice Abbott (1898-1991). Avec plus de 120 photographies N&B, la rétrospective évoque d’abord les débuts parisiens de cette artiste qui voulait devenir sculpteur avant de partir pour l’Europe au début des années 1920, attirée par le mythe de l’Eldorado culturel. Formée à Paris par Man Ray, elle entame avec succès une carrière de portraitiste notamment du monde artistique et des lettres (célèbre cliché de Jean Cocteau avec un revolver, 1926), qu’elle va poursuivre de retour à New York en 1929. Mais c’est surtout cette ville qu’Abbott va shooter avec passion et minutie, positionnant son appareil avec soin pour brosser un vaste portrait documentaire de New York, en saisir tous les changements à la manière d’Eugène Atget, artiste qu’elle va contribuer à faire internationalement connaitre. Cette série très esthétique sur l’architecture et l’urbanisme, avec sa variété de points de vue panoramiques ou détaillés, précède un autre reportage que la photographe va mener avec sa compagne Elizabeth McCausland dans le monde rural du Sud des Etats-Unis. L’objectif reste le même, constituer une base de photographies documentaires qui immortalise la « scène américaine » de l’époque. La dernière partie de l’exposition révèle un travail scientifique beaucoup moins connu, mêlant ambition pédagogique et recherche esthétique. Des images abstraites et très graphiques, toujours en noir et blanc.

Catherine Rigollet

- Le Jeu de Paume présente dans le même temps une exposition consacrée aux photographies de l’artiste chinois Ai Weiwei.

Au début des années 1980, Ai Weiwei a choisi New York comme terrain d’expression, y photographiant quotidiennement le monde qui l’entoure et poursuivant cette pratique à Pékin à son retour en 1993, montrant les multiples aspects de la réalité urbaine et sociale de la Chine. Mais si ce brillant touche à tout (architecte, urbaniste, sculpteur, installateur, photographe, adepte des réseaux sociaux…) est bel et bien un homme engagé que les autorités brutalisent, harcèlent et aimeraient faire taire, les photographies sélectionnées au Jeu de Paume (doigt d’honneur au pouvoir chinois… et à la Tour Eiffel, nus, vues d’un urbanisme débridé et ravageur, mais aussi très nombreux autoportraits du colosse à barbe notamment en train de casser une urne de la dynastie des Han) peinent à convaincre, contrairement aux installations de l’artiste. Son célèbre mur de 9000 cartables d’écoliers en souvenir des enfants écrasés dans leurs écoles mal construites pour cause de corruption, lors du tremblement de terre de 2008. Ou les 100 millions de graines de tournesol en porcelaine, fabriquées à la main par des ouvriers chinois et répandues comme un tapis à la Tate Modern à Londres en 2010 ; une œuvre rappelant le profil qu’il fit de Duchamp (sa référence) avec des graines de tournesol (1983) et présent en photographie dans l’exposition.