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L'agora des arts - Des expositions à paris, en france et à l'étranger

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C.W. Eckersberg (1783-1853). Artiste danois à Paris, Rome et Copenhague

vendredi 3 juin 2016

C.W. Eckersberg (1783-1853). Artiste danois à Paris, Rome et Copenhague
Du 1er juin au 14 août 2016
Fondation Custodia
121 rue de Lille – 75007
Tous les jours, sauf lundi, de 12h à 18h
Plein tarif : 10€
www.fondationcustodia.fr

 

- Catalogue de l’exposition disponible à la boutique de la Fondation Custodia et sur le site.

Artiste danois du XIXe siècle, trop peu connu en France, Christoffer Wilhelm Eckersberg a peint un grand nombre de paysages, de marines, de scènes de la vie quotidienne et de portraits qui nous font entrer dans une certaine façon de vivre danoise, nimbée de cette clarté nordique si particulière.

« Une présence danoise qui s’intègre parfaitement à la Fondation Custodia qui possède seize dessins d’Eckersberg et plus de 400 feuilles d’artistes danois », souligne Ger Luijten, directeur de la Fondation Custodia qui accueille une grande exposition (la première en France), consacrée à ce maître de l’Age d’Or danois qui passa trois années à Paris, de 1810 à 1813.

Élève dans l’atelier de Jacques-Louis David, Eckersberg y découvre l’étude d’après le modèle vivant ; une nouveauté pour le jeune artiste qui, sous cette influence, délaisse un peu la peinture d’histoire très en vogue à l’époque pour s’intéresser aux vues sur le motif, s’appliquant à rendre avec précision le moindre détail du paysage (Vue de la barrière Longchamp au Bois de Boulogne, 1812), dessinant la vue depuis la fenêtre de sa chambre, à l’Hôtel d’Irlande, 3 rue de Beaune, s’amusant aussi à observer la vie parisienne qui à ses yeux fourmille de choses intéressantes à croquer, mais aussi de façons de vivre qui l’étonnent comme ces femmes qui dans les académies publiques dessinent d’après modèle nu masculin sans s’offusquer, ou vont à la buvette boire du café et de l’eau-de-vie comme les hommes.

Après Paris, c’est à Rome qu’il va poursuivre son étude de la peinture en plein air. Il peint surtout les architectures : la Villa dite de Raphaël dans les jardins de la villa Borghèse avec une précision presque photographique dans le rendu des murs de briques, une cour intérieure de maison avec sa fontaine et ses pots de fleurs. Ou encore cette Vue à travers trois arches du Colisée à Rome, 1814-1816), construite curieusement à partir de trois points de vue différents ; une peinture qui met surtout en évidence les pierres du pont et les herbes au premier plan. L’une de ses œuvres les plus célèbres.

Rentré à Copenhague en 1816, à 33 ans, Eckersberg va réaliser avec cette même attention aux détails, des scènes de la vie quotidienne (paysanne avec son panier, personnages courant sur un pont, marin prenant congé de son amie, passants luttant contre le vent et la pluie dans la rue, etc), des portraits de la bourgeoisie danoise (La Famille Nathanson, 1818 ) et de plus en plus de marines (Une Flotte russe au mouillage près d’Helsingor, 1826) et de ciels (Étude de nuages, 1826).

125 œuvres sont dévoilées (peintures et dessins), dont ses œuvres de jeunesse au Danemark, en France et en Italie, avant le développement de son art à Copenhague. On retiendra tout particulièrement ses petits paysages qui malgré des compositions assez géométriques et parfois une certaine raideur dans le trait, ne manquent pas de romantisme, comme cette Pergola sous laquelle on aimerait flâner à l’ombre, admirant le paysage qui se profile dans le lointain.

Catherine Rigollet

Visuels : Christoffer Wilhelm Eckersberg, La Bourse de Copenhague, le palais de Christiansborg et l’église Holmens, vus depuis la place de la Compagnie asiatique, 1832. Huile sur toile, 46 x 65,5 cm © Kunstmuseet Brundlund Slot, Museum Sønderjylland, Aabenraa.
Christoffer Wilhelm Eckersberg, Vue de la barrière Longchamp au Bois de Boulogne, 1812. Huile sur toile, 33 x 40,5 cm © The David Collection, Copenhague, inv. 16/1969. Photo Pernille Klemp. Christoffer Wilhelm Eckersberg, Vue à travers trois arches du Colisée à Rome, 1815. Huile sur toile, 32 x 49,5 cm. ©Statens Museum for Kunst, Copenhague.