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L'agora des arts - Des expositions à paris, en france et à l'étranger

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Collection Howard Greenberg

vendredi 15 février 2013

Du 16 janvier au 21 avril 2013
Fondation Henri Cartier-Bresson
2, Impasse Lebouis, 75014 Paris
Du mardi au dimanche de 13h à 18h30
Samedi de 11h à 18h45
Nocturne gratuite le mercredi de 18h30 à 20h30
Tarif plein : 6€
Tél : 01 56 80 27 00
www.henricartierbresson.org

Galeriste new-yorkais et grand collectionneur de photos, Greenberg a du flair pour trouver le bon tirage de la bonne image au bon moment. Débutée en 1970, sa collection s’est construite au fil de ses coups de cœur. « Souvent je découvrais une photographie que je ne connaissais pas, elle m’interpellait, j’en tombais instantanément amoureux et bien sûr, je la voulais ». La magie de l’image, voilà sa première motivation pour acquérir une photographie. Deux autres aspects motivent ses achats : des images qui affichent un certain sens de l’Histoire, tel le fameux drapeau soviétique flottant sur les ruines du Reichtag (1945) de Yevgeny Khaldey, et d’autres qui sont des recherches formelles, qui interrogent les médiums, comme les effets de matières et de formes de Jaromir Funke (Spirales, 1924) et d’Aaron Siskind (Jerome, Arizona, 1949), ou les clichés abstraits du Tchèque Sudeck. S’il dit aimer tous les photographes, Greenberg s’est surtout focalisé sur la photographie du milieu du XXe siècle, avec un net penchant pour les photographies humanistes et sociales. Parmi les plus connues : Migrant mother (1936), célèbre photo de Dorothea Lange, véritable icône de la Grande dépression des années 30 aux États-Unis. Photographe lui-même et même professeur de photo au centre pour la photographie de Woorstock qu’il a créé en 1977 avant d’ouvrir sa galerie, Howard Greenberg a toujours accordé une place essentielle au tirage. Celui des Trois mineurs gallois d’Eugene Smith est ainsi entré dans sa collection lorsqu’il découvre le premier tirage utilisé pour la reproduction dans Life, un tirage d’une grande simplicité qui l’a attiré plus que tous ceux qu’il avait eu entre les mains. Une centaine de chefs-d’œuvre caractéristiques de ses choix avisés sont pour la première fois dévoilés au public. On y retrouve tous les grands classiques de la photographie en noir et blanc des XIXe et XXe siècle, et tous les plus grands photographes : Diane Arbus, Walker Evans, Weegee, Robert Capa, ou encore Hamilton Wright et son vertigineux Déjeuner au sommet de l’immeuble le plus haut du monde (1932). Greenberg nous fait aussi découvrir des artistes méconnus comme Leon Levinstein, Roy DeCarava ou Ralph Eugene Meatyard et sa photo Tricycle dans la neige (1955), dont le sujet est davantage le bois noir de la fenêtre au travers de laquelle la photo est prise, que le minuscule jouet qui se dessine à peine dans le fond blanc. Une exposition qui mêle l’intime, l’émotion et l’expérimental.

Catherine Rigollet

visuel : Dorothea Lange, Migrant Mother, Nipomo, Californie, 1936 © Library of Congress / Courtesy Howard Greenberg Gallery.