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L'agora des arts - Des expositions à paris, en france et à l'étranger

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Corot dans la lumière du Nord

vendredi 18 octobre 2013

Corot dans la lumière du Nord
Du 5 octobre 2013 au 6 janvier 2014
Musée de la Chartreuse
130 rue des Chartreux - 59500 Douai
Tous les jours sauf mardi, de 10h à 12h et de 14h à 18h
Entrée : 6€
Tél. : 33 (0)3 27 71 38 80
www.museedelachartreuse.fr

 

- L’exposition sera visible au musée des Beaux arts de Carcassonne, du 21 février au 21 mai 2014
- Le catalogue Corot dans la lumière du Nord accompagne et prolonge l’exposition par la justesse de ses textes, ses notices approfondies des œuvres exposées et sa bibliographie. 288p. 200 ill. Éditions Silvana Editoriale. Prix 35€

- Ne manquez pas la visite guidée du beffroi de Douai immortalisé par Corot. Du haut de ses 57 mètres, la vue est impressionnante ! Son carillon, l’un des plus importants d’Europe, est un véritable instrument de musique.

Si « le pays ne l’attire guère » lors de son premier séjour dans le Nord en 1830 à Bergues, Dunkerque et Saint-Omer, Camille Corot (1796-1875) y retourne en 1851, répondant à l’invitation de Constant Dutilleux (1807 - 1865), peintre et imprimeur à Arras qui vient d’acquérir de lui Petit étang avec un berger au pied de trois grands arbres. Cette toile empreinte de rêverie champêtre est le point de départ de son amitié avec Dutilleux et son gendre Charles Desavary avec lesquels Corot partagera des séances de peinture sur le motif.
L’exposition du musée de Douai témoigne, à travers 118 peintures, dessins et clichés-verre, de la fascination de Corot pour les paysages du Nord qu’il parcourut lors de ses nombreux séjours. Elle convie à un itinéraire géographique entre les pays de Douai et d’Arras, le littoral dunkerquois, les marais entre la Scarpe et la Sensée, illustré principalement par des paysages ruraux qui l’attirèrent davantage que les mines de charbon d’une région qui s’éveillait pourtant à l’industrialisation. L’exposition montre aussi comment les artistes de l’école dite d’Arras qu’il côtoya, assimilèrent et interprétèrent sa peinture.
Parmi les tableaux « nordiques » les plus célèbres de Corot, Le beffroi de Douai, « toile sentimentale pour les gens du Nord car ce monument est synonyme de leur ville », comme le souligne Anne Labourdette, conservateur en chef du musée de Douai et l’une des commissaires de l’exposition, conservée au musée du Louvre, retrouve durant quelques mois la citée où elle fut peinte dans la lumière blonde dorée d’une après-midi de mai 1871 ; Corot a alors 75 ans et n’a rien perdu de sa sensibilité. Arras, le beffroi et la cathédrale vus des remparts, toile inachevée de Corot, montre comment il pose les masses avant de transcrire le modelé, n’hésitant pas à reconstruire le paysage et déplacer les arbres pour jeter un torrent de lumière sur sa toile comme il le fit en transcrivant Le moulin Gheerbrant, cadrage adopté par Desavary alors que Paul Bellon prône une transcription réaliste. Des voyages de Corot et de ses amis peintres sur le littoral de la mer du Nord et aux Pays-Bas, nous retiendrons L’arrière-port de Dunkerque de Desavary tamisée d’une palette de gris et Les dunes de La Haye par Dutilleux, ravissante pochade d’un dégradé d’ocre et d’or. Autre zone inspiratrice pour Corot, les marais et les eaux paisibles de la Scarpe et de la Sensée deviennent lieu de naissance de souvenirs tel Le Marais d’Arleux avec son ciel chargé et son premier plan travaillé par des griffures pour donner naissance à la silhouette d’une barque.
L’exposition se clôt sur la technique du cliché-verre présentée à Corot lors d’un de ses voyages à Arras en 1853. Amusé par ce procédé qui tient à la fois du dessin et de la gravure et permet la multiplication de l’image en s’appuyant sur les débuts de la photographie, il réalisera quelques soixante-dix de ces clichés-verre, jusqu’en 1874.

Gilles Kraemer

Visuel page expo : Corot, Arras, Faubourg Ste Catherine derrière les arbres. 1850-1855. Musée de Boulogne sur mer © service photographique de la ville de Boulogne-sur-mer.
Visuel page d’accueil : Corot, Le beffroi de Douai. 1871. Musée du Louvre. © RMN Grand Palais (musée du Louvre) / Stéphane Maréchalle