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L'agora des arts - Des expositions à paris, en france et à l'étranger

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Dessins et destins de guerre

jeudi 8 décembre 2016

Du 2 octobre 2016 au 5 février 2017
Musée Zadkine
100 bis rue d’Assas – 75006
Tous les jours, sauf le lundi, de 10h à 18h
Tarif plein : 7€
Tél. 01 55 42 77 20
www.zadkine.paris.fr

Pour la première fois, les dessins et gravures de guerre d’Ossip Zadkine (1890-1967) sont réunis au sein du musée Zadkine (rénové en 2012), dans une scénographie épurée qui met d’autant plus en valeur la puissance de l’œuvre de cet artiste français d’origine russe, surtout connu pour ses sculptures d’inspiration cubiste.

Engagé volontaire dans la Légion étrangère en 1915, affecté à l’ambulance russe sur le front, Zadkine, réformé après avoir été gazé en 1916 (vraisemblablement au phosgène et au chlore, cette « étoile blanche » inodore), est revenu avec une trentaine de dessins dans sa musette dont il tira une suite de vingt gravures à l’eau-forte. Dans ces petites œuvres sur papier, Zadkine ne raconte pas la guerre de 14, il nous livre des éclats, des fragments de sa violence quotidienne : des images de corps fauchés, brisés, amputés, couchés sur des civières dessinées comme des cercueils. Des scènes d’hôpitaux de campagne avec ces hommes sans visage, dessinés à coups de traits vifs, tracés à la serpe, comme les stries des bandes molletières des brancardiers. Des dessins et gravures d’une grande intensité de noirs, serrés jusqu’à l’étouffement dans le cadre des feuilles.

Une exposition qui donne l’occasion de (re)découvrir ce qui fut de 1928 à 1967, le domicile-atelier de Zadkine, niché dans un havre de verdure à deux pas du Jardin du Luxembourg. Et d’y admirer ses sculptures en bois, pierres et bronze (Maternité, Musicienne, Femme à l’oiseau, Naissance de Vénus…) léguées à la Ville de Paris, en 1980 par sa femme, l’artiste-peintre Valentine Prax. Un héritage de l’œuvre et du patrimoine d’Ossip Zadkine qui, rappelons-le, aurait pu échapper à la municipalité, mais qui lui fut confirmé le 21 septembre 2011, refermant le procès intenté par Nicolas Hasle, le fils (non reconnu) de Zadkine, né en 1960 d’une liaison du sculpteur avec une jeune danoise.

Catherine Rigollet

Visuel : Zadkine, Scène d’évacuation, [1916]. Fusain et estompe sur papier, 26 × 34 cm, signé, daté, annoté en bas au centre « Amb. Russe 1917. ZAdKine ». Paris, BDIC, musée d’Histoire contemporaine, OR F2 538. © BDIC, musée d’Histoire contemporaine © ADAGP. 2016.