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L'agora des arts - Des expositions à paris, en france et à l'étranger

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Edouard Debat-Ponsan. Dans la lumière de l’impressionnisme

vendredi 7 novembre 2014

Du 18 octobre 2014 au 15 février 2015
Musée des Beaux-Arts
18, place François-Sicard – 37000 Tours
Tel. 02 47 05 68 73
Tous les jours, sauf mardi
De 9h à 18h
Plein tarif : 5€
www.mba.tours.fr

On a envie de se glisser dans les toiles d’Edouard Debat-Ponsan (1847-1913), de prendre le café sur cette terrasse où tout semble n’être que luxe, calme et volupté. Edouard Debat-Ponsan, grand-père d’Olivier Debré qui disait se sentir très proche, reconnaissant la dette artistique qu’il avait envers lui, se révèle être ici un paysagiste romantique et un peintre de l’intime. Bien loin de son premier langage académique. Son importante production de sujets de plein air (scènes de ruralité idéalisée de son Languedoc natal, portraits familiaux et paysages à Paris, en Bretagne et en Touraine...) et sa sensibilité à la lumière témoignent d’une certaine proximité avec l’esthétique impressionniste.

L’exposition au musée des Beaux-Arts de Tours, qui possède dix-huit tableaux de l’artiste auxquels se sont ajoutés récemment deux œuvres venues de nouveaux donateurs, présente 80 peintures. Elle retrace les différentes étapes de sa carrière, de ses années de formation à sa passion pour les paysages de Loire et leur lumière particulière, en passant par son voyage à Istanbul, sa carrière parisienne et son engagement dans l’affaire Dreyfus. En 1898, il participe au Salon avec notamment La Vérité sortant du puits (Paris, musée d’Orsay, dépôt au musée de l’Hôtel de Ville à Amboise), œuvre manifeste du contexte politique lié à l’affaire Dreyfus représentant une femme diaphane et nue dressant son miroir et tentant de s’enfuir d’un puits, tandis que deux personnages -incarnant respectivement l’Armée et l’ Église- essayaient de l’y replonger brutalement pour l’y noyer définitivement.

Cette prise de position ne fut pas sans répercussions sur la carrière de l’artiste. Il se brouille avec une partie de sa famille, perd une part importante de sa clientèle parisienne et choisit sur les conseils de son ami Édouard André de quitter la capitale pour s’installer au château de Nazelles en Touraine. Son changement de style est profond, l’artiste manifeste un goût de plus en plus prononcé pour la nature, captant les miroitements de la lumière et de ses reflets sur La Loire, fluidifiant sa palette, utilisant les couleurs claires, les ombres colorées, estompant le dessin pour renforcer la vibration de la touche et libérer les sensations.

Catherine Rigollet

Visuels : Edouard Debat-Ponsan, Le café sur la terrasse (1903). Paysage de Loire (1900-1913), Tours, musée des Beaux-Arts © François Lauginie.