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L'agora des arts - Des expositions à paris, en france et à l'étranger

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Michel Macréau. Portraits

mercredi 18 juillet 2012

Michel Macréau. Portraits. Face à faces
Du 5 septembre au 13 octobre 2012
Galerie Alain Margaron
5, rue du Perche 75003 Paris
Du mardi au samedi, de 11h à 13h et de 14h30 à 19h30
Tél. 01 42 74 20 52
www.galeriealainmargaron.com

Considéré comme l’un des précurseurs du graffiti urbain et de la Figuration libre, Michel Macréau (1935-1995) a peint notamment des visages constellés de signes symboliques, au rang desquels la croix latine (allusion au destin de l’artiste sacrifié ou au Christ en croix symbole universel de l’homme sacrifié ?), mais aussi d’autres signes plus ésotériques qui rendent plus complexe la signification de l’œuvre. Lui-même n’en savait pas davantage : « Je crois qu’il y a des signes, des symboles dans ma peinture. Je n’en connais pas la signification. Je sens qu’ils sont nécessaires, comme il est nécessaire de dessiner un œil quand je veux représenter un visage ». Pour Macréau, il ne s’agit d’ailleurs pas de transcrire un visage réel, mais une existence, voire une angoisse existentielle. Car ses visages souvent tragiques le trahissent, Macréau est un tourmenté qui comble sa faim de questionnements en peignant pour se raconter. Délaissant le pinceau, il se jette directement avec ses tubes sur tout ce qui lui tombe sous la main, des draps de lit aux planches de bois en passant par les murs de la ville, avec une spontanéité, une force et un sens du défi qui évoque évidemment Basquiat.
S’il a connu un certain succès dans les années soixante, révélé notamment lors d’une exposition à la galerie Raymond Cordier en 1962, à partir de 1972, le doute s’est installé et la dépression aussi. Il peindra peu pendant plusieurs années. L’émergence de jeunes artistes dont il se sent proche comme Penck, Basquiat ou Combas lui redonne goût à la création. Admiratif de la nouveauté et de la complexité de l’œuvre de Michel Macréau, Alain Margaron a commencé à l’exposer dès 1993. Après sa mort en 1995, plusieurs rétrospectives ont rendu hommage à cet artiste singulier comme celles organisées à l’espace Paul Rebeyrolle à Eymoutiers en 1999, puis à La Halle Saint-Pierre à Paris en 2009. Du 6 septembre au 13 octobre 2012, Alain Margaron expose une trentaine de peintures de l’artiste découvertes récemment, des portraits de très petit format (environ 25 x 20cm), réalisés entre 1963 et 1968. Des portraits de face aux traits noirs très marqués auxquels l’artiste ajoute un peu de couleur, du rouge et du bleu surtout. Des visages où l’expression se concentre dans le regard, portraits cadrés très serrés, tous différents et pourtant si semblables dans leur assemblage de formes, apportant un éclairage nouveau sur une œuvre d’une étonnante richesse psychologique.

Catherine Rigollet

Visuel page expo : Michel Macréau, circa 1968, huile sur toile, 28 x 19 cm. Courtesy galerie Alain Margaron.