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L'agora des arts - Des expositions à paris, en france et à l'étranger

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Florence Henri. Miroir des avant-gardes (1927-1940)

dimanche 1er mars 2015

Du 24 février au 17 mai 2015
Jeu de Paume
1, Place de la Concorde – 75008 Paris
Tous les jours, sauf lundi, de 11h à 19h
Nocturne le mardi jusqu’à 21h
Tarif plein : 10€
www.jeudepaume.org

 

Même lorsqu’elle photographie Paris, la Bretagne ou Marseille, qu’elle s’adonne à l’autoportrait ou aux compositions d’objets, la photographe Florence Henri (New York, 1893-Compiègne, 1982) joue avec les miroirs, les cadres, les reflets dans les vitrines, les fragmentations, la géométrisation d’images très construites, contrôlées, héritées en partie des cours au Bauhaus de Weimar, lorsqu’elle y apprenait la peinture auprès de Paul Klee et Wassily Kandinsky, au début des années 1920.

Poursuivant sa recherche sur la fragmentation de l’image en recourant aux ombres et aux reflets pour la disloquer, Florence Henri expérimente jusque dans les cadrages très resserrés autour des personnages qu’elle photographie, des amis pour la plupart, comme Sonia Delaunay, Fernand Léger ou Tulia Kaiser, utilisant des compositions en diagonale ou même une torsion de l’image. Pour assurer sa subsistance elle ouvre à Paris un atelier de photographie –portraits surtout- qui devient l’un des plus connus de la capitale, concurrençant celui de Man Ray. Pour vivre elle donne des cours de photographie. Parmi ses élèves figurent Gisèle Freund et Lisette Model.

L’exposition du Jeu de Paume présente plus de 130 tirages d’époque de Florence Henri, un vaste panorama de sa production photographique, développée entre 1927 et 1940, comprenant aussi bien ses autoportraits, compositions abstraites, portraits d’artistes, nus, photomontages, photocollages, que des photographies documentaires prises à Rome, à Paris et en Bretagne. Elle montre l’esprit d’innovation et d’anticonformisme de cette artiste protéiforme dont l’œuvre s’inscrit pleinement dans le climat d’euphorie créative des avant-gardes, des années 1920 aux années 1950.

À partir des années 1950, Florence Henri va alterner photographie et peinture. Elle quittera Paris définitivement en 1963 pour s’installer à Bellival, petit village de l’Oise, où elle se consacrera désormais pleinement à la recherche pictural, aux collages et compositions abstraites tout particulièrement.

Catherine Rigollet

Visuel page expo : Florence Henri, Autoportrait, 1928. Epreuve gélatino-argentique d’époque.39,3 x 25,5cm. Staatliche Museen zu Berlin, Kunstbibliothek. © Florence Henri / Galleria Martini & Ronchetti.
Visuel page accueil site : Florence Henri, Portrait Composition, Tulia Kaiser, vers 1930. Epreuve gélatino-argentique d’époque, 23 x 29,2 cm. Photo ©Centre Pompidou.