Partenariat et publicité Liens utiles Contact La rédaction Suivre la vie du site RSS 2.0 Logo FaceBook Logo Twitter
L'agora des arts - Des expositions à paris, en france et à l'étranger

Accueil > Expos à Paris > Archives expo à Paris > Giorgio de Chirico. La fabrique des rêves > Giorgio de Chirico. La fabrique des rêves

Giorgio de Chirico. La fabrique des rêves

lundi 16 février 2009

Du 13 février au 24 mai 2009
Musée d’art moderne
Tous les jours sauf lundi
www.mam.paris.fr<span

Grande place vide endormie, tour sans ouverture, statue, soleil plombant, L’Enigme d’un jour (1914) est l’un des tableaux les plus emblématiques de Chirico. On retrouvera cette même atmosphère étrange et pesante dans Piazza d’Italia en 1962. Déroutant Chirico qui acheva sa vie artistique en plagiant –avec moins de fulgurance- ses œuvres « métaphysiques » des années 1910, après avoir viré au classicisme entre-temps. Un retour à l’ordre qui fit hurler les surréalistes. On cherche une cohérence dans ce parcours. Mais la peinture de Giorgio de Chirico (1888-1978) déjoue les classifications établies, comme elle a dérouté en son temps ses défenseurs devenus parfois, à l’exemple d’André Breton, ses plus sévères critiques. L’artiste n’en a cure, « mon œuvre est excellente ! » dit-il convaincu de son génie –et avec un sourire malicieux- dans le film qui clôt de façon passionnante cette grande exposition rétrospective. Critiquant la peinture moderne comme n’étant pas de la peinture, envoyant balader les Surréalistes et Breton qui leur « joue du violon », Chirico trace sa route en solitaire. Il se passionne pour la statuaire, copie les maîtres tel Rubens, traverse une époque néo-baroque où il se portraitise en costumes d’époques -car « c’est plus intéressant à peindre que des vêtements modernes »-, puis fait un retour à la peinture métaphysique. In fine, c’est le peintre surréaliste qui ressurgit avec ses toiles énigmatiques tels ces Bains mystérieux, inspirés par «  les parquets cirés dans lesquels on se reflète et où on peut entrer dedans », ce Retour d’Ulysse (1968) qui navigue en chambre close, ou encore ces étranges soleils éteints.

Cent soixante-dix peintures, sculptures, œuvres graphiques, et une sélection d’archives, retracent le parcours singulier de l’artiste actif de 1909 à 1975. La plus importante rétrospective jamais réalisée à Paris.

Catherine Rigollet