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L'agora des arts - Des expositions à paris, en france et à l'étranger

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Henri Le Sidaner. Rétrospective

mardi 8 avril 2014

Musée de Cambrai (59)
Du 15 mars au 8 juin 2014
Maison départementale du Port d’Etaples (62)
Du 21 mars au 22 juin 2014
Musée du Touquet-Paris-Plage (62)
Du 5 avril au 28 septembre 2014
Musée des Beaux arts de Dunkerque (59)
Du 17 mai au 28 septembre 2014
www.henri-lesidaner.fr

 

- Ouverture des jardins privés Henri Le Sidaner à Gerberoy : du 15 avril au 30 septembre 2014.

Le Touquet, Étaples, Cambrai, Dunkerque, quatre musées du Nord-Pas-de-Calais accueillent la première grande rétrospective de l’artiste français Henri Le Sidaner (1862-1939). Le Musée du Touquet-Pais-Plage s’intéresse aux amitiés artistiques nouées par le peintre, la Maison du Port d’Étaples présente les voyages d’études qu’il a effectués de 1892 à 1925, le musée de Cambrai montre le thème du foyer dans les œuvres de la maturité, tandis que le musée des beaux arts de Dunkerque se concentre sur les débuts de l’artiste. Au fil de ce parcours se dessine le portrait d’un peintre de la mélancolie et du silence, habité par une passion pour la nature septentrionale dans laquelle il a grandi. Il s’est fait une spécialité des lumières douces, des clairs de lune, des fenêtres éclairées dans la nuit, des atmosphères intimistes et proustiennes, peignant notamment de très nombreux tableaux de « déjeuners au jardin », invariablement vides de personnages, mais parvenant à nous faire sentir la présence de convives venant à peine de quitter la table.

Difficile de définir un style Le Sidaner tant l’artiste s’est cherché, remis en question, détruisant nombre de toiles, passant de l’influence de Millet et de l’école de Fontainebleau au symbolisme, trouvant enfin la maturité dans une touche néo-impressionniste vibrante, proche de celle de Seurat, mais sans la juxtaposition des couleurs pures et complémentaires, d’une facture plus douce, avec des teintes fondues, veloutées, voilées, voire même crépusculaires. « Son emploi de gammes de bruns obtenues grâce à des mélanges de couleurs opposées a dû faire bondir Signac » écrit Yann Farinaux – Le Sidaner, arrière petit fils de l’artiste et expert de son œuvre, dans Henri Le Sidaner. Paysages intimes, une monographie abondamment illustrée (800 reproductions), dans lequel il raconte le parcours artistique et la vie de son aïeul (Ed. Monelle Hayot).

Né à l’Ile Maurice dans une famille originaire de St Malo, grandi à Dunkerque, Le Sidaner ne cessera de déménager tout au long de sa vie. Après des études aux beaux-arts à Paris, dans l’atelier d’Alexandre Cabanel, il retourne dans le Nord, à Étaples, « ce bain dans l’air et la lumière » écrit-il. Il s’installe ensuite à Beauvais, avant de dénicher en 1901 la maison de ses rêves à Gerberoy, petit village qu’il va immortaliser comme Van Gogh, Auvers ou Monet, Giverny, y créant un jardin romantique à flanc de coteau qu’il peindra à l’envi, autant que les ciels de Picardie, de jour comme de nuit. C’est aussi à cette époque qu’il participe à la création du groupe de la Société Nouvelle avec Henri Martin, Edmond Aman-Jean et Ernest Laurent, unis dans une même veine « intimiste ». Durant toutes ces années, il continue à voyager : en France (Bretagne, Normandie, Côte-d’Azur), en Italie (Florence, Venise), aux Pays-Bas (Katwijk), en Belgique (Bruxelles, Bruges, Gand, Ostende), aux États-Unis…trouvant dans chaque pays de nouvelles sources d’inspiration, comme ces Primitifs italiens qui ont teinté son style d’une évanescence symboliste. Issues de collections particulières et de musées français et internationaux, plus de 200 œuvres de Le Sidaner (un choix qui aurait mérité d’être plus exigeant et resserré) sont exposées au fil des quatre expositions, permettant de redécouvrir un artiste souvent injustement critiqué comme un « simili-divisionniste » trop sentimental.

Catherine Rigollet

Visuel page expo : Le Sidaner, Table bleue, Gerberoy, 73,5 x 92,5 cm, 1923 © Collection Singer Laren, The Netherlands (exposition au Touquet)
Table près de la rivière au crépuscule, Nemours, 30 x 20 cm, 1921, Musée Lambinet, Versailles © Yves Le Sidaner (exposition à Étaples)
Visuel page d’accueil : Porte ouverte, Trianon, Versailles, 41 x 33 m, 1937. Collection Musée du Touquet-Paris-Plage © Droits Réservés