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Henri Rouart (1833-1912). L’oeuvre peinte

mercredi 26 septembre 2012

Henri Rouart (1833-1912). L’oeuvre peinte
Commissariat de Jean-Dominique Rey
Du 13 septembre 2012 au 9 décembre 2012
Musée Marmottan Monet
2, rue Louis Boilly – 75016 Paris
Du mardi au dimanche de 10h à 18h. Nocturne le jeudi jusqu’à 20h
Entrée 10€
Tél. 01 44 96 50 33
www.marmottan.com

 

 

- Catalogue de l’exposition, textes d’Anne Distel et Jean-Dominique Rey, 144 pages, 70 illustrations, éditions Hazan, prix 29€.

 

 

- Le musée Marmottan Monet présente du 20 septembre 2012 au 3 février 2013 une exposition consacrée à Rubens, Jordaens, Van Dyck et les autres. Peintures baroques flamandes des musées royaux des Beaux-Arts de Belgique.

Henri Rouart ? Pourquoi pas !

À l’occasion du centenaire de la mort d’Henri Rouart (1833-1912), le musée Marmottan Monet présente une exposition de ses peintures. Pourquoi pas ! Mais qu’évoque le nom de cet homme discret ? La dernière exposition qui lui était consacrée le fut en 2004, au musée de la Vie romantique, et encore le propos s’étendait à toute sa famille. Né à Paris, études au lycée Louis-le-Grand, polytechnicien, mariage avec Hélène, fille du célèbre ébéniste Jacob-Desmalter, ingénieur, propriétaire d’une usine de fers creux à Montluçon dans l’Allier. En somme, le parcours d’un bourgeois industriel établi et habitant le quartier nouvellement loti de la plaine Monceau. Mais l’entrepreneur est aussi un grand collectionneur de peintures (l’énoncé du catalogue de sa vente en décembre 1912 laisse songeur : Manet, Renoir, Monet, Sisley, Pissarro, Cézanne, Gauguin !), qui ne se pique pas seulement de peintures, mais prend le pinceau. Il fréquente les artistes de Barbizon, peint au côté de Millet et reçoit des conseils de Corot. Compagnon de route des impressionnistes, il est des leurs, de la première exposition impressionniste en 1874 chez Nadar à la huitième en 1886. Un beau parcours pour celui qui fut le beau-père de Julie Manet (fille de Berthe Morisot) et d’Yvonne Lerolle (fille du peintre Henry Lerolle). Laissons de côté les portraits trop figés de ses proches, ses intérieurs conventionnels et ses fleurs hormis Nature morte aux géraniums, une des rares natures mortes exécutées par un peintre plus à l’aise face au motif saisi en plein air. Regardons plutôt les paysages de cet homme si bien dénommé par Jean-Dominique Rey « un peintre nomade » ; Rouart se déplaçant fréquemment pour ses activités professionnelles avec toujours un carnet de croquis et une boite de couleurs. Une allée de La Queue-en-Brie au printemps fait penser à Monet et Sisley, Paysanne dans les champs n’est pas sans évoquer Pissarro. Bien avant Armand Guillaumin, découvrant le site sauvage des ruines de la forteresse de Crozant en Creuse, il laisse un sensible Bords de la Sédelle (vers 1875-1877), peut être, le plus inspiré tableau de cette exposition avec La Seine aux environs de Rouen, symphonie de gris évoquant la vie industrielle le long du fleuve. Un petit tableau qui appartint à Degas, grand collectionneur comme son ami Rouart dont il fit de nombreux portraits.

Gilles Kraemer

Visuel page expo : La Seine aux environs de Rouen, huile sur toile, collection particulière. Photographie © Christian Baraja, studio SLB
Visuel vignette : Henri Rouart, Nature morte aux géraniums (détail). Huile sur toile, 75 x 90 cm. Collection particulière. © Christian Baraja, studio SLB