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L'agora des arts - Des expositions à paris, en france et à l'étranger

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La Renaissance et le rêve. Bosch, Dürer, Michel-Ange...

samedi 12 octobre 2013

Du 9 octobre 2013 au 26 janvier 2014
Musée du Luxembourg - Paris
Tous les jours, de 10h à 19h30
Nocturne lundi et vendredi jusqu’à 22h
Plein tarif : 11€ / Tarif réduit : 7,5€
www.museeduluxembourg.fr

Comment se caractérise à la Renaissance la représentation du rêve, et qu’ont voulu dire les peintres dans leurs tableaux ? Tenter d’y répondre est l’ambition de cette exposition présentée au musée du Luxembourg. Issue elle-même d’un rêve de vie nouvelle, la Renaissance a conféré aux songes, à leur interprétation et à leur représentation, une extraordinaire importance. Dans l’art, le rêve est devenu source d’inspiration pour des artistes comme Bosch, Dürer ou Michel-Ange. Toutefois les artistes de la Renaissance ne peignent pas leurs propres rêves, mais ceux des autres, ou ceux qu’ils pourraient avoir. Et tous se heurtent à la même difficulté : comment représenter ce que rêve un rêveur, comment peindre le songe qui échappe à la saisie ? Cette impossibilité même de le représenter a souvent suscité chez les peintres la tentation de frapper l’imagination. Ils peignent de belles endormies dont l’âme est « en état de vacance », comme cette Vénus de Pâris Bordone dénudée par Cupidon. Ils représentent le rêve lui-même dans ses différentes facettes, du ravissement au cauchemar, comme cette Vision apocalyptique d’un maître anonyme. La plupart des visions peintes par les peintres de la Renaissance ont un sens religieux, allusions à la Bible ou à la vie de saints, comme le Songe de sainte Catherine d’Alexandrie de Ludovico Carraci, au cours duquel elle se voit contracter un mariage mystique avec le Christ.
Le parcours de l’exposition se termine un peu abruptement avec de pâles œuvres exprimant “l’Aurore”. Un réveil qui donne envie de replonger dans le rêve et de retourner sur ses pas admirer les quelques belles pépites de cette exposition : l’attendrissante Sainte Famille de Bronzino, venue de la galerie des offices à Florence, dans lequel Marie et Joseph contemplent l’enfant Jésus endormi ; l’Allégorie de la Nuit de Battista Dossi, monumentale dormeuse environnée d’un monde onirique qui grouille de monstres, un tableau conservé au musée de Dresde ; ou encore l’étrange Vision de Tondal de l’École de Bosch, gros masque grotesque au regard vide entouré des sept péchés capitaux, une huile sur bois issue du musée Lazaro Galdiano à Madrid.

Catherine Rigollet

Hieronymus Bosch, Visions de l’Au-delà : L’Enfer, 1505-1510. Huile sur bois, 88 x 44 cm. Venise, Palazzo Grimani. © 2013. Photo Scala, Florence.
Visuel vignette : Batista Dossi, La Nuit (Le Rêve), 1548, Huile sur toile, Allemagne, Dresde, Gemäldegalerie Alte Meister, Staatliche Kunstsamml ungen © BPK, Berlin, Dist. RMN-Grand Palais / Elke Estel / Hans-Peter Kluth (détail).