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L'agora des arts - Des expositions à paris, en france et à l'étranger

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Les Bas-fonds du baroque. La Rome du vice et de la misère

samedi 8 novembre 2014

Académie de France à Rome, Villa Médicis
Viale Trinità dei Monti, 1 - Rome
Du 7 octobre 2014 au 18 janvier 2015
Du mardi au dimanche
De 11h à 19h
Entrée : 12€, libre le jeudi entre 17h et 19h
www.villamedici.it

La peinture italienne du 17e siècle est à l’honneur à Rome ces temps-ci. Dans trois institutions muséales, dont la Villa Médicis, où les œuvres choisies révèlent l’envers, quasi-clandestin, de la ville, haut lieu de la papauté et de la culture. On découvre, dramatisée par le chiaroscuro, la Rome des tavernes, des lieux obscurs, des personnages louches, des gestes provocateurs et vulgaires (la fica, visible sur plusieurs toiles), tout un monde interlope fait de rencontres équivoques sous le pinceau d’artistes italiens ou européens, attirés par le rayonnement de la Ville Éternelle. En quête de naturalisme, les peintres traquent les buveurs, ceux qui ont le vin gai, ceux qui ont le vin triste, les diseuses de bonne aventure, les mendiants et les voleurs. Dans les pièces sombres, les visages s’animent. À l’extérieur, ce sont surtout ruines et décrépitude. Une cinquantaine de toiles et œuvres sur papier peignent fidèlement ce monde d’en bas, sans jugement moral, avec même suffisamment d’empathie pour que les artistes se représentent parfois eux-mêmes s’encanaillant avec les autres bougres. Ces toiles de Claude Lorrain, Jan Mieel, Bartolomeo Manfredi, Claude Vignon et Simon Vouet, qui ornèrent souvent les palais des cardinaux, seront exposées à Paris, dans une présentation élargie, en 2015. (Les Bas-fonds du Baroque. La Rome du vice et de la misère, Petit Palais, Musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris, du 24 février au 24 mai 2015).

Elisabeth Hopkins

Visuel : Anonyme, cercle de Bartolomeo Manfredi, Homme faisant le geste de la fica, c. 1615-1625, huile sur toile, Museo nazionale di Palazzo Mansi, Lucca

 

À voir également à Rome :

- Au Château Saint-Ange, des œuvres baroques à thèmes religieux, y compris de nombreux portraits de saints et saintes, peintes sous l’égide des papes qui voulaient faire de la ville une nouvelle Jérusalem. Les artistes – Orazio Gentileschi, Simon Vouet, le Chevalier d’Arpin, entre autres – avaient pour consigne d’enseigner, de ravir et d’émouvoir. (I Papi della Speranza : Arte e Religiosità a Romal nel ‘600, jusqu’au 16 novembre 2014).

- Au Palazzo Barberini, on peut admirer les trouvailles de Sir Denis Mahon (1910-2011), critique d’art et grand collectionneur d’art italien, qui donna généreusement sa collection à divers musées. On y voit des œuvres de Poussin, Guercino and Carracci et l’exposition culmine avec une demi-douzaine de Caravages. (Da Guercino a Caravaggio : Sir Denis Mahon e l’arte italiana del XVII secolo, jusqu’au 8 février 2015).