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L'agora des arts - Des expositions à paris, en france et à l'étranger

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Lyonel Feininger et Alfred Kubin. Une amitié d’artistes

samedi 5 septembre 2015

Du 4 septembre 2015 au 10 janvier 2016
Albertina – Vienne
Tous les jours, de 10h à 18h
Nocturne le vendredi jusqu’à 21h
www.albertina.at

« De tous les dessinateurs contemporains, vous êtes celui que j’admire le plus », écrit Alfred Kubin à Lyonel Feininger le 25 novembre 1912. Ces deux artistes ne cesseront de s’admirer et d’entretenir une intense correspondance, échangeant leurs avis sur l’art, et sur le monde en général. Si proches et pourtant si différents, si ce n’est qu’ils sont tous deux nés dans une famille de musiciens.
Lyonel Feininger (1871-1956), né à New York dans une famille de musiciens allemands, a passé la plus grande partie de sa vie en Allemagne. Après des débuts comme caricaturiste et dessinateur de bandes dessinées il se tourne vers la peinture et la gravure, développe un style influencé par le cubisme et le fauvisme découverts lors de séjours à Paris et par l’expressionnisme allemand. Comme de nombreux artistes dont l’art est déclaré « dégénéré » par les nazis, il fuit l’Allemagne et retourne aux États-Unis en 1937. Il peint de manière stylisée des compositions aux formes géométriques emboitées et aux couleurs vives représentant des scènes urbaines peuplées de trains (l’un de ses sujets de prédilection) et de hautes silhouettes, des paysages de bords de mer (contemplés en Normandie notamment).
Artiste majeur du Symbolisme et proche de l’œuvre d’Odilon Redon avec lequel il échangea aussi, Alfred Kubin (1887-1959) né à Leitmeritz (Autriche-Hongrie), d’une mère pianiste et d’un père géomètre, a passé presque toute sa vie dans son manoir à Zwickledt, trouvant l’évasion dans le dessin. Mais c’est la mort (sa mère meurt brutalement de phtisie alors qu’il n’a que dix ans), la violence (son père devenu violent le bat) et la guerre qu’il ne cessera de dessiner, avec noirceur, dénonçant la souffrance et la cruauté humaine d’un trait acéré comme un coup de baïonnette.
L’Albertina révèle leurs liens dans une grande exposition d’une centaine de peintures et œuvres sur papier qui commence avec les premiers dessins de Kubin et les caricatures de Feininger, avant de suivre leur cheminement en parallèle.

Catherine Rigollet

Visuels : Alfred Kubin, War,1907. Albertina, Vienna ©Bildrecht, Vienna, 2015.
Lyonel Feininger, Angler with Blue Fish 2, 1912. Genf, Galerie Artvera’s © Bildrecht, Vienna, 2015.