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Des lieux de patrimoine et des maisons d’artistes à visiter. L’occasion de balades "découvertes culturelles et artistiques"
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Patrimoine

Maison et Propriété Caillebotte

Maison Caillebotte rénovée en 2017
Salon
Salon du Casin
Bibliothèque du Casin
Chambre parentale Maison Caillebotte
Maison Caillebotte - espace documentaire
Caillebotte-Portraits à la campagne
Orangerie-Maison Caillebotte

À Yerres, le Casin, la grande maison familiale où Gustave Caillebotte a passé ses années de jeunesse, est ouvert au public depuis la mi-juin 2017, après un an de travaux. Décor et mobilier y ont été restitués comme à l’époque du peintre.

Au sein de la Propriété Caillebotte, grand domaine de 11 hectares comprenant aussi des fabriques d’ornementation, dont un kiosque oriental, une glacière, un chalet suisse, une orangerie, et un grand potager, le Casin attendait sa rénovation. Cette villa néo-palladienne blanche (d’où le terme d’origine italienne « Casin ») avec ses hautes colonnades et ses statues grecques rappelant le goût pour l’Antique est à l’origine « l’œuvre » de Pierre-Frédéric Borrel, grand cuisinier du restaurant Au Rocher de Cancale à Paris qui l’a transformée et décorée entre 1824 et 1843. Vendue ensuite à Madame Biennais, veuve du célèbre ébéniste de l’empereur, elle est cédée à nouveau en 1860 à la famille Caillebotte qui en fait sa résidence d’été jusqu’en 1879, ne procédant à aucune modification.
Gustave Caillebotte est âgé de 12 ans quand son père Martial, entrepreneur sous le second empire, achète la propriété. Il va y passer ses vacances et y peindre, notamment sur le motif, de 1875 à 1878, près de 90 toiles inspirées par ces lieux, dont une vingtaine consacrées à la rivière qui borde le domaine, l’Yerres.

Caillebotte a peint près de 90 tableaux à Yerres

Acquise avec l’ensemble de la propriété par la municipalité de Yerres en 1973, la grande maison vient d’être restaurée, meublée et décorée (2,6 M€) sous l’égide des Monuments Historiques, parachevant les travaux entrepris depuis 1995 pour rénover les « fabriques » disséminées dans le parc à l’anglaise. C’est grâce à plusieurs clichés photographiques que le style et la disposition des meubles ont été renseignés. Heureusement, car tous ont été dispersés lors d’une vente en 1960. Le Mobilier national a prêté une grande partie des meubles d’époque, le reste a été chiné par le commissaire du projet, Nicolas Sainte Fare Garnot, conservateur honoraire du musée Jacquemart-André ; quelques meubles ont été exceptionnellement retrouvés lors d’une vente. Au rez-de-chaussée se trouvent les pièces de réception : la salle à manger « pergola » ouverte sur le parc, avec son papier peint constitué d’un paysage panoramique et sa vaisselle de Creil-Montereau ; le salon avec ses peintures en grisaille, ses meubles Restauration recouverts de velours et de soie dans des tons verts et son tapis de la Savonnerie ; la salle de billard ; le petit salon de lecture et un cabinet de repos.

Un décor reconstitué

À l’étage, on pénètre dans la grande chambre à coucher parentale qui a retrouvé son mobilier original : notamment le grand lit en acajou flammé et bronze doré de la fin de l’époque Empire, réapparu lors de la vente des collections de l’Hôtel de Feuquières du collectionneur Robert Zellinger Balkany, en septembre 2016 chez Sotheby’s. Les autres pièces de cet étage (d’anciennes chambres) ont été transformées en espaces documentaires. Ils évoquent l’histoire du domaine depuis 1600 ; le parcours de l’artiste et ses passions pour la peinture, l’architecture navale et les régates en périssoire ; la vie de ses frères : Martial le musicien et Alfred le prêtre. Gustave trouve tout particulièrement l’inspiration dans le parc et sa rivière (Le Parc d’Yerres, Le Jardin potager). Il réalise aussi des portraits de famille ou d’enfants (Portraits à la campagne), les portraits des hommes au travail (Les jardiniers) ou les moments de détente (Périssoires sur l’Yerres).

La visite se termine sous les combles, dans l’atelier de Caillebotte. C’est peut-être là, dans cette pièce sobrement « meublée » d’une dizaine de tableaux de l’artiste, dont le fameux « Portraits à la campagne » (prêt du musée MAH de Bayeux), montrant quatre femmes lisant et cousant sur la terrasse de la maison de Yerres, à la belle saison, que l’on replonge le mieux dans la vie des Caillebotte au XIXe siècle et l’atmosphère surannée du Second Empire.

Catherine Rigollet (juin 2017)

Le Casin – Maison Caillebotte à Yerres, le salon, la bibliothèque, la chambre parentale, l’orangerie © L’Agora des Arts, juin 2017. Gustave Caillebotte, Portrait à la campagne, ©Bayeux MAHB / photo Mathieu Ferrier.

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Salon Agrandir l'image (pop up)

Salon du Casin Agrandir l'image (pop up)

Bibliothèque du Casin Agrandir l'image (pop up)

Chambre parentale Maison Caillebotte Agrandir l'image (pop up)

Maison Caillebotte - espace documentaire Agrandir l'image (pop up)

Caillebotte-Portraits à la campagne Agrandir l'image (pop up)

Orangerie-Maison Caillebotte Agrandir l'image (pop up)


- Propriété Caillebotte
8, rue de Concy - Yerres (91)
20 km de Paris – RER D
Parc (entrée libre) expositions, salon de thé/restaurant « Chalet du Parc »
et promenades en barques ou canoës
Toute l’année.
- Maison Caillebotte (Le Casin)
Ouvert depuis mi-juin 2017
Du 15 mars au 1er novembre : du mardi au dimanche, de 14h à 18h30
Du 2 novembre au 14 mars, samedi, dimanche et jours fériés, de 14h à 18h30
Tarif : 8€ non yerrois ; 3€ yerrois
Tél. 01 80 37 20 61
www.proprietecaillebotte.com
 
- La Propriété est inscrite à l’Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques et le Casin (demeure principale de la Propriété Caillebotte) labellisé "Maison des illustres" par le ministère de la Culture. Le parc réhabilité par le paysagiste Louis Benech est ouvert au public et plusieurs espaces d’expositions et de manifestations culturelles ont été créés. La propriété Caillebotte offre le charme d’une double promenade artistique et champêtre, dans les pas d’un artiste-mécène très attachant.