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Manguin. La volupté de la couleur

dimanche 13 août 2017

Du 14 juillet au 5 novembre 2017
Musée des Impressionnistes
99, rue Monet - 27 620 Giverny
Tous les jours, de 10h à 18h
Tarif plein : 7€
Tél. 02 32 51 94 65
www.mdig.fr

S’il fit partie de l’aventure du fauvisme et exposa aux côtés de Matisse, Derain, Marquet, Vlaminck, Valtat, Kandinsky…au Salon d’automne de 1905 (salon qui lança le mouvement suite à l’épithète fameuse lâchée par le critique Louis Vauxcelles), Henri Manguin (1874-1949) n’a pas imprimé durablement sa trace et reste assez méconnu. L’exposition monographique que lui consacre le musée des Impressionnistes à Giverny, du 14 juillet au 5 novembre 2017, est donc une occasion assez rare de redécouvrir ce grand et tendre coloriste au travers d’environ quatre-vingt-dix œuvres (huiles, aquarelles, encres), réalisées entre 1899 et 1913 et issues principalement de collections particulières ; les tableaux de Manguin appartenant aux collections nationales se comptant sur les doigts d’une main.

Élève de Gustave Moreau de 1894 à 1898, comme la plupart de ceux qui vont participer à la naissance du fauvisme quelques années plus tard, Manguin y a découvert un univers nouveau grâce à l’enseignement très libéral de Moreau qui incite à beaucoup de liberté, comme d’exprimer son sentiment intérieur par la couleur. Ce que Manguin va faire dès 1900 (La Petite italienne, 1903 ; Devant la fenêtre, rue Boursault, 1904) et avec de plus en plus de gourmandise à partir d’octobre 1904. Installé à Saint-Tropez, ébloui par les lumières méditerranéennes, il peint avec des tons purs, des ombres colorées, une simplicité des formes et beaucoup de sensualité le bonheur de vivre à travers des paysages (Saint-Tropez, le coucher de soleil, 1904 ; Le Golfe de Saint-Tropez, 1907), des portraits et des nus où Jeanne, sa femme et sa muse est omniprésente (Jeanne sur le balcon de la Villa Demière, 1905 ; Nu sous les arbres, Jeanne, 1905). Celui que Guillaume Apollinaire désigne en 1910 comme « le peintre voluptueux », est en quête d’une Arcadie où tout est « luxe, calme et volupté ».

Mais Manguin n’aura jamais les audaces de Derain, de Vlaminck et surtout de Matisse. Malgré une grande liberté chromatique, les couleurs de Manguin n’ont pas la même véhémence, la même exaltation, elles sont plus apaisées, moins éloignées de la réalité aussi, ses lignes restent d’une classique harmonie. Si l’empreinte du fauvisme continuera à marquer un peu ses dernières œuvres, sa palette redeviendra plus mesurée, moins éclatante.

Catherine Rigollet

- Cette exposition sera présentée, du 22 juin au 28 octobre 2018, à la Fondation Hermitage à Lausanne (Suisse).

Visuels : Henri Manguin, Jeanne sur le balcon de la Villa Demière, 1905. Huile sur toile, 81 x 65 cm Collection particulière © Tous droits réservés / Photo : Fabrice Lepeltier © ADAGP, Paris, 2017.
Henri Manguin, Les Aloès en fleurs à Cassis, 1913. Huile sur toile, 92 x 73 cm. Collection particulière © Tous droits réservés / Photo : Fabrice Lepeltier © ADAGP, Paris, 2017.
Visuel page d’accueil : Henri Manguin, Devant la fenêtre, rue Boursault, 1904. Huile sur toile, Collection particulière. Photo : L’Agora des Arts.