Partenariat et publicité Liens utiles Contact La rédaction Suivre la vie du site RSS 2.0 Logo FaceBook Logo Twitter
L'agora des arts - Des expositions à paris, en france et à l'étranger

Accueil > Expos en France > Archives expo en France > Maximilien Luce, néo-impressionniste > Maximilien Luce, néo-impressionniste

Maximilien Luce, néo-impressionniste

lundi 9 août 2010

Du 28 juillet au 31 octobre 2010
Musée des Impressionnistes
Tous les jours de 10h à 18h
Plein tarif 6,50€
www.mdig.fr

- A voir aussi au musée des Impressionnistes, l’exposition des exceptionnelles photographies argentiques noir et blanc d’Olivier Mériel.
(Lire l’article.)

On connaît le peintre proche de Seurat et de Signac, qui, comme eux, pratique la juxtaposition des couleurs pures par petites touches divisées. Une technique que Maximilien Luce (1858-1941) applique notamment dans ses paysages peints à Paris, à Saint-Tropez, en Bretagne, en Normandie ou à Londres où il voyage avec son ami Camille Pissarro en 1892. On connaît moins l’artiste anarchiste, dreyfusard et antimilitariste, peintre des inégalités sociales, du Pays noir des aciéries et des ouvriers bâtisseurs du Paris post-haussmannien, dessinateur féroce fustigeant la société bourgeoise et les « proprios ». Cette exposition d’une cinquantaine de peintures et d’une vingtaine de dessins a le mérite de faire découvrir l’ensemble du travail et la forte personnalité de ce travailleur acharné, peu enclin aux concessions. Elle présente ses œuvres de jeunesse au pointilliste éclatant qui annonce le fauvisme, ses grandes scènes de genre dans une approche plus impressionniste et ses émouvants tableaux d’histoire. Dans sa jeunesse, Luce fut profondément marqué par la répression des Versaillais contre la Commune, puis fut un observateur social de l’arrière des combats durant la Grande Guerre, peignant les soldats à la Gare de l’Est, insouciants au départ et gueules cassées au retour. Cette rétrospective met également en évidence la passion de Luce pour les effets de lumière crépusculaire qu’il traduit systématiquement dans des tons mauve et violet. Une section est consacrée à sa production graphique ; des documents, photographies et publications illustrées par l’artiste complètent le parcours. Il se termine par l’évocation des années à Rolleboise (près de Mantes) où Luce achète une maison en 1920. Sa peinture est redevenue d’une facture impressionniste plus classique et il renoue avec les thèmes de la nature, des bords de Seine et des baigneurs.

Catherine Rigollet

Dirigé par Marina Ferretti Bocquillon (commissaire de l’exposition), le catalogue de l’exposition présente trois des facettes de ce peintre à l’oeuvre foisonnante : le néo-impressionniste, le peintre d’histoire et l’illustrateur (29€)