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Modernités plurielles. 1905-1970

samedi 2 novembre 2013

Nouvel accrochage des collections
Du 23 octobre 2013 au 26 janvier 2015
Centre Pompidou (3ème étage) - Paris
Tarif : 10€
Tous les jours, sauf mardi, de 11h à 21h
www.centrepompidou.fr

 

À travers un nouvel accrochage de ses collections, le Centre Pompidou réorganise la géographie de l’art moderne de 1905 à 1970. Cet immense parcours en plus de 40 salles sur deux étages, adopte un principe à la fois chronologique et par mouvements dans l’art. Il rassemble une sélection de plus de 1 000 œuvres de 400 artistes issus de 47 pays, dans tous les champs de la création : arts plastiques, photographie, cinéma, architecture, design...Avec toutefois une place majorée pour la peinture.
Pour Catherine Grenier, directrice adjointe du Centre Pompidou, « Modernités plurielles est une exposition manifeste, proposant une vision de l’art moderne renouvelée et élargie ». Elle orchestre des rencontres entre les chefs-d’œuvre parmi les plus célèbres de la collection (de Matisse à Foujita, de Mondrian à Frida Kahlo, de Picasso à Kupka) et un grand nombre d’œuvres des pionniers encore méconnus de la modernité américaine (Morgan Russell, Stanton McDonald-Wright, Patrick H. Bruce), de l’Amérique Latine particulièrement à l’honneur dans l’ensemble du parcours (Emiliano Di Cavalcanti, Vicente do Rego Monteiro, Julia Codesido), d’Afrique (Irma Stern, Ernest Mancoba, Baya, Marcel Gotene), du Moyen Orient (Mahmoud Mokhtar, Bejat Sadr), et d’Asie (San Yu, Yun Gee), souvent dévoilées pour la première fois.

Au-delà de l’élargissement international qui caractérise l’ensemble de l’exposition, celle-ci propose aussi un panorama plus ouvert des formes de la création esthétique, reconsidérant des esthétiques jusqu’alors peu représentées ou sous-estimées, tels que l’art naïf et l’art brut ; même si ces œuvres n’ont droit qu’aux cimaises des couloirs !
Cette histoire de l’art plurielle convoque aussi un plus grand nombre de femmes artistes (quarante-huit artistes de dix-neuf pays au total), dont l’œuvre avait été jusque là oubliée ou minorée. Aux côtés des figures connues, comme Natalia Gontcharova, Sonia Delaunay, Tamara de Lempicka, s’immiscent des artistes comme Maria Blanchard, Chana Orloff, Pan Yuliang, Baya ou Huguette Caland, jamais ou rarement montrées.
Des primitivismes aux abstractions internationales, cette nouvelle approche du XXe siècle permet de réviser notre point de vue sur l’histoire de l’art en incluant des courants peu connus, voire marginaux de divers continents. Elle a aussi le mérite d’interroger le visiteur sur l’objectivité de l’histoire de l’art déployée sur les cimaises des musées, sur les relations entre l’art et la mondialisation et donc sur la dimension politique de l’écriture de l’histoire de l’art.

Catherine Rigollet

Visuel : Natalia S. Gontcharova (1881-1962). Les Lutteurs, 1909. Huile sur toile. 118,5 x 103,5 cm. © Adagp, Paris 2013.
Visuel vignette : Kazumasa Yamashita (né en 1937 à Tokyo). Face House, Kyoto, Japon. Projet réalisé, 1973-1974, Bois. Maquette d’architecture 20 x 14,5 x 14,5 cm. Don de l’artiste en 2011© Kazumasa Yamashita.