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L'agora des arts - Des expositions à paris, en france et à l'étranger

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Mur-Murs à Kerguéhennec

mardi 30 juin 2015, par cath

Du 28 juin au ler novembre 2015
Domaine de Kerguéhennec
56500 Bignan
Tél : 02 97 60 31 84
Tous les jours, 11h à 19h
Entrée libre
www.kerghehennec.fr

Petits et grands châteaux s’ouvrent résolument à l’art contemporain et on aurait tort de se plaindre !

Olivier Delavallade, le jeune et dynamique directeur du Domaine de Kerguéhennec avec son château du XVIIIème siècle, ses communs et son parc, à quelques 30 kilomètres au nord de Vannes (Morbihan), a convié neuf artistes à s’emparer des “espaces domestiques” du château, neuf pièces du premier étage, incitant ces peintres d’atelier à travailler in situ et à troquer la toile et la feuille de papier pour des murs blancs.

Les oeuvres sont plus en moins en adéquation avec le support. La palme revient à Michel Duport qui a bénéficié d’une pièce qui n’était pas un simple white cube et a su utiliser cheminée, arrondi des murs, et portes de couleur pour mettre en valeur ses compositions abstraites “décalées”, lisez “non verticales” et ses fragments sculpturaux. Dans les techniques inédites, on remarquera celle de Max Charvolen qui colle à plat sur les murs les recouvrements de toile enduite de résine qu’il a plaquéssur certains volumes architecturaux. Christian Lhopital, lui, a couvert les murs d’êtres, animaux et plantes fantomatiques et poétiques dessinés ou floutés à la poudre de graphite.

On les citera tous : Soizic Stokvis, Eric Winarto et son travail à la lumière noire, Christopher Cuzin, Gilgian Gelzer, Olivier Nottellet, mais on finira avec David Tremiett avec ses surfaces de pastel noir et ses panneaux de graisse graphitée (c’est tentant, mais ne pas toucher !) aussi lumineux que les outrenoirs de Soulages.

On peut ensuite errer dans le parc pour trouver les “paysages spirituels” en fonte dorée de Nicolas Fedorenko et pénétrer dans les écuries pour découvrir “Where What Was”, oeuvres minimalistes, naturelles et légères de Paul Wallach, artiste d’origine américaine, qui permettent après un long temps d’attention d’entrer en contact avec soi-même. C’est en tout cas l’intention de l’artiste. On regrette de n’avoir pu voir les films de François Daireaux qui traque les gestes des travailleurs sur diverses scènes du monde.

Elisabeth Hopkins