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L'agora des arts - Des expositions à paris, en france et à l'étranger

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Nils-Udo

vendredi 3 juin 2011

Nils Udo, Nature
Du 30 mai au 1er octobre 2011
L’Adresse – musée de la Poste
Tous les jours de 10h à 18h, sauf dimanche et jours fériés.
Tél. 01 42 79 24 24
www.ladressemuseedelaposte.fr

Nils-Udo fait de l’art dans la nature. Ne lui parlez pas de Land Art, il réfute cette parenté considérant que ses installations, même monumentales, n’entraînent pas de métamorphoses irréversibles. Il a commencé sa carrière d’artiste par la peinture à laquelle il a renoncé en 1972 (ce sera provisoire) pour se lancer dans des installations-plantations en Bavière, puis aux quatre coins du monde ; des œuvres qu’il photographie pour pouvoir les montrer et les pérenniser, en prenant très grand soin du cadrage. Nids géants, plantation de bambous sur une plage, herbes de la pampa piquées dans une dune, fleurs de liseron flottant sur l’eau….ses œuvres qui célèbrent la nature, jouent parfois avec elle comme ce rayon de soleil capté juste au moment où il filtre à travers une sculpture que Nils-Udo a réalisé avec des branches. Elles s’amusent aussi avec nos sens et éveillent notre regard. De prime abord, on ne sait pas exactement ce que l’on voit, ni dans quelle échelle on se situe. Ainsi, face à cette ligne de taches roses courant le long d’une falaise. On pense aux gigantesques nénuphars de tissu rose posés par Christo et Jeanne-Claude autour des îles de Floride. En réalité, il s’agit de minuscules pétales d’églantiers Rosa Rugosa piqués dans un petit éboulis de sable (Sans titre, 1986). Poétique, environnementale et esthétisante, l’œuvre photographique de Nils-Udo n’est nullement documentaire. Sa peinture avec laquelle il a renoué en 2004 pas davantage. Elle participe d’une même envie de communier avec la nature et il la peint avec jubilation, les arbres et les branches notamment. Il fragmente le paysage et s’intéresse essentiellement aux couleurs qui s’écartent de plus en plus de la réalité, tout comme les formes s’éloignent de celles des objets réels pour tendre parfois vers l’abstraction. « La peinture est maintenant mon royaume » affirme-t-il, et on voit qu’il s’y sent bien, se lâche totalement, ne calcule plus, se concentrant sur le pur plaisir de peindre.

Catherine Rigollet