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L'agora des arts - Des expositions à paris, en france et à l'étranger

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Rubens. Portraits princiers au musée du Luxembourg

dimanche 8 octobre 2017

Du 4 octobre 2017 au 14 janvier 2018
Musée du Luxembourg
Tous les jours, de 10h30 à 19h
Jusqu’à 22h le vendredi
Jusqu’à 22h les lundis, du 13/11 au 18/12
Tarif plein : 12€
www.museeduluxembourg.fr

 

Visuel : Pierre Paul Rubens, Marie de Médicis, reine mère de France, 1622. Huile sur toile, 131 x 108 cm. Espagne, Madrid, Museo Nacional del Prado. ©Museo Nacional del Prado, Dist. RMN-GP/ image du Prado.

Pierre Paul Rubens (1577-1640) est de retour au Palais du Luxembourg, là où il réalisa, entre 1622 et 1625, les vingt et une compositions de la Vie de Marie de Médicis (aujourd’hui au Louvre). La vie de la souveraine et la carrière de Rubens, peintre des princes, se sont souvent entrecroisées ; l’image et la postérité de la veuve d’Henri IV et mère de Louis XIII devant beaucoup au pinceau de Rubens. Mais si l’œuvre immense (1 403 peintures répertoriées) et virtuose de Rubens aborde quasiment tous les sujets de la peinture, le nombre des portraits dans son œuvre peint est limité et ses portraits princiers restent peu connus. Ils furent pourtant essentiels dans (et à) sa carrière.

C’est ce qu’entend montrer cette exposition qui rassemble environ 90 œuvres (peintures et gravures), parmi lesquelles des prêts exceptionnels tels le Portrait de Marie de Médicis peint par Rubens en 1622 (Musée du Prado, Madrid) ou son Portrait de Louis XIII, roi de France, 1622 (National Gallery of Victoria, Melbourne), une petite huile sur papier collé sur bois ; le seul portrait dont on soit sûr qu’il ait été exécuté face au modèle. D’où une spontanéité bienvenue qui tranche dans cette galerie de portraits "officiels". Une galerie qui met toutefois en lumière la virtuosité de Rubens (mais aussi de son atelier ; le peintre se bornant parfois à retoucher in fine), ainsi que de ses rivaux de l’époque (dont Frans II Pourbus, Philippe de Champaigne et Van Dyck, jeune prodige élève de Rubens…), pour restituer la finesse des dentelles des fraises et autres cols extravagants qui ornaient le cou des grands de ce monde, leurs rangs de perles nacrées et leur port de tête princiers.

De cette succession de portraits de rois et reines, princes et princesses, constituant en grande partie un véritable album de famille de Marie de Médicis, que l’on voit vieillir au fil du parcours jusqu’à son exil en 1631, on sortira avec un certain ennui … et on n’aura vu au final que 16 tableaux peints par Rubens seul.
Son grand Autoportrait (1623) qui clôt le parcours est donc un beau moment d’intimité à savourer avec cet artiste qui s’est assez peu portraituré (on ne connait que quatre autoportraits de Rubens). Rubens s’y montre à l’âge de 45 ans, de trois-quarts, non pas en peintre mais en gentilhomme, vêtu de noir, portant un large chapeau et surtout un collier en or, cadeau des princes qui renvoie ainsi à sa carrière de diplomate habitué des cours et des puissants. Il nous regarde avec orgueil, comme pour nous dire : voilà ce que je suis et ce que j’ai fait.

Catherine Rigollet