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L'agora des arts - Des expositions à paris, en france et à l'étranger

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Tamara de Lempicka. Reine de l’Art déco

dimanche 21 avril 2013

- Tamara de Lempicka, la reine de l’Art Déco
Du 18 avril au 8 septembre 2013
Pinacothèque 2
8, rue Vignon - 75009 Paris
Tous les jours de 10h30 à 18h30
Plein tarif : 12€
Tél. : 01 44 56 88 80
www.pinacotheque.com

 

- L’Art nouveau, la Révolution décorative
Pinacothèque 1
28, place de la Madeleine - 75008 Paris
Tél : 01 42 68 02 01

Peu d’artistes comme Tamara de Lempicka (1898-1980) ont représenté le corps des femmes de façon aussi lisse, métallisé, le décomposant en volumes géométriques décoratifs sous l’influence du cubiste André Lhote et poussant la sensualité jusqu’à un certain érotisme. Un style sophistiqué, aux couleurs puissantes et contrastées, très reconnaissable, qui va culminer entre 1925 et 1935, en même temps que la mode Art déco. Une période caractérisée par la figure de la « garçonne » qu’interprétera cette femme deux fois mariée qui ne cachait pas son homosexualité. Les figures féminines peintes par cette portraitiste (qui peindra très peu d’hommes), sont du genre beautés fatales : grands yeux extatiques, lèvres pulpeuses rouge cerise, toilettes élégantes, avec des cadrages et des lumières inspirés de l’art publicitaire et cinématographique. Même lorsqu’elle peint sa fille Kisette, Lempicka conserve son style glamour et la représente en Lolita.

Tamara de Lempicka a laissé derrière elle la Pologne, puis la Russie et s’est installée à Paris en 1918, sans nostalgie, prenant même quelques libertés avec sa biographie, bien décidée à vivre riche, célèbre et libre. En avance sur son temps, cette femme émancipée, vivant de sa production (elle confie à Mallet Stevens la construction de son atelier), mondaine, se fait photographiée comme une star et assure sa communication en mettant en scène sa propre existence. Mais à partir de 1940, vivant fastueusement à New York, l’icône de l’Art déco devenue baronne depuis son second mariage a changé de style. Finis les portraits glacés et percutants de femmes, elle peint désormais de manière sage des réfugiés, des miséreux, le public américain se moque et la France l’oublie. Le retour en grâce de la période Art déco au début des années 1970 aura eu pour effet de faire ressurgir le nom de Tamara de Lempicka et les œuvres de cette artiste qui connu sa période audacieuse.

Catherine Rigollet

- En parallèle, dans son autre espace de la place de la Madeleine, la Pinacothèque propose un petit parcours dans l’Art nouveau avec l’ambition de montrer comment cet art qui a introduit de la sensualité dans la représentation de la femme va évoluer à la fin vers une simplification et une géométrisation des formes et plus d’érotisme ; l’exposition Tamara Lempicka, la Reine de l’Art déco étant censée illustrer cette démonstration. Finalement on saute d’une expo à l’autre sans autre fil conducteur que la chronologie. Il eut été plus éclairant pour resituer l’œuvre de Tamara de Lempicka dans son époque, de montrer comment l’Art déco s’est exprimé de façon brève, mais influente dans de nombreux domaines des arts décoratifs, du portrait à l’architecture en passant par la mode.

Tamara de Lempicka, Nu aux buildings, 1930. Huile sur toile, 92 x 73 cm. Propriété de la collectionneuse Caroline Hirsch © Tamara Art Heritage / Licensed by Museum Masters International NYC / ADAGP, Paris 2013