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Un Suédois à Paris au XVIIIe siècle. La collection Tessin

lundi 24 octobre 2016, par cath

Du 20 octobre 2016 au 16 janvier 2017
Louvre – Rotonde Sully
Tous les jours, de 9h à 18h, sauf le mardi
Nocturne les mercredis et vendredis jusqu’à 22h
Tarif plein (expo et musée) : 15€
www.louvre.fr

Homme de goût et de culture, le comte Carl Gustaf Tessin, ambassadeur de Suède à Paris entre 1739 et 1742, collectionna peintures et dessins d’illustres artistes français (Boucher, Natoire, Oudry…) et étrangers (Dürer, Rembrandt, Carracci…) avec passion ; constituant une très riche collection aujourd’hui conservée au Nationalmuseum de Stockholm.

Fils unique né dans une famille toute dédiée aux arts (son grand-père et son père sont architectes), Carl Gustaf Tessin va se passionner pour la peinture et le dessin, tout en poursuivant une carrière de diplomate. Lors de ses séjours parisiens, il court les ventes aux enchères et les ateliers d’artistes, fréquente des marchands comme Gersaint qui va lui vendre des paysages de Van de Velde ou de Ruisdael. Tessin s’offre aussi des peintures sur commande comme La Naissance de Vénus (1740) et Femme nouant sa jarretière (1742) par François Boucher, ou encore le portrait de son cher basset Pehr (Pierre), intégré dans une nature morte de chasse (1740) de Jean-Baptiste Oudry. Il fait également l’acquisition de peintures moins conventionnelles, telle cette coquine Nonne en prière du peintre suédois d’origine flamande Meytens ; un tableau polisson, peint sur les deux faces : d’un côté la nonne est pieusement en prière, de l’autre elle montre ses fesses rebondies. Un tableau que le collectionneur suédois conservait discrètement dans son cabinet de toilette.

La vente de la collection de dessins du banquier Pierre Crozat, à Paris, en 1741 (plus de 19 000 feuilles) constitue un tournant dans la collection de Tessin.
Il achète jusqu’à 2 057 dessins, établissant le cœur de sa collection, dont près de 106 feuilles de Rembrandt comme un Buste de vieillard avec les bras croisés (vers 1630) ou une exceptionnelle Tentation de saint Antoine, par Jacques Callot (vers 1635). Mais aussi des primitifs italiens, flamands et allemands, des feuilles des écoles vénitienne et bolonaise.

Las, ayant mené grand train durant son séjour parisien, Tessin se verra dans l’obligation de vendre la quasi-totalité de sa collection aux souverains suédois entre 1749 et 1750 ; il aura pris soin auparavant de rédiger un catalogue très précis de ses dessins. Une centaine d’œuvre est exposée au musée du Louvre dans un parcours à la fois chronologique et thématique qui se clôt sur une reconstitution d’une pièce de l’intérieur du collectionneur avec bureau, bibliothèque, tableaux et décor chinois très en vogue au XVIIIe siècle.

Catherine Rigollet

Visuels : Jean-Baptiste Oudry, Pehr, le basset de Tessin, gibier mort et fusil. Stockholm, Nationalmuseum. © Cecilia Heisser / Nationalmuseum.
François Boucher, Femme nouant sa jarretière, 1742. Huile sur toile. Madrid, museo Thyssen Bornemisza.