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L'agora des arts - Des expositions à paris, en france et à l'étranger

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Dogon

lundi 11 avril 2011

Du 5 avril au 24 juillet 2011
Quai Branly
Du mardi au dimanche
Plein tarif 7€
www.quaibranly.fr

- A lire :
« Dogon », catalogue de l’exposition. Une coédition musée du quai Branly/ Somogy, 400 pages. 39€.

« En pays Dogon », Aurélien Gaborit, Editions Gallimard, hors série Découvertes. 8,40€

- L’exposition sera présentée à la Kunst und Ausstellungshalle der Bundesrepublik Deutschland, à Bonn, du 2 septembre 2011 au 1er janvier 2012, puis à Milan.

- Le musée du quai Branly fête ses 5 ans lors d’un week-end anniversaire les 24, 25 et 26 juin. Le plateau des collections, les expositions temporaires Maya, Dogon et La Fabrique des images. sont en accès libre et gratuit pour tous.

Depuis la découverte de la culture dogon au début du XXème siècle, d’abord en 1905 par Louis Desplagnes, puis par la mission Dakar-Djibouti menée en 1931-1933 par Marcel Griaule, l’art dogon n’a pas cessé de fasciner l’Occident. De récentes recherches historiques sur l’Afrique de l’Ouest ont permis de mieux connaître l’histoire du peuplement de ce pays dogon situé au centre-est du Mali, sur un territoire composé d’un plateau bordé par l’incroyable falaise de grès de Bandiagara. C’est là que des peuples successifs fuyant l’esclavage et l’islamisation ont laissé traces pendant dix siècles d’une importante production artistique. Ces populations établies dans la région n’étaient pas isolées. Les vagues de migrations, les pistes caravanières, les échanges commerciaux ainsi que les relations avec les autres peuples résidant dans la région de Bandiagara ont permis de former un réseau développé de contacts, bien avant l’arrivée des Européens. La population dogon s’est donc enrichie de ces acquis apportés par les civilisations alentours. Le voyage auquel nous invite Hélène Leloup, grande spécialiste des Dogon et commissaire de cette très rare exposition, est une approche, en quelque sorte une mise en « boites » sous forme de grandes vitrines, des principaux peuplements et de la grande diversité de leurs productions artistiques. A l’entrée de l’exposition, une carte retrace les vagues de migrations successives qui ont fait naître un art sculptural aussi riche que varié. Suivent une centaine de sculptures exceptionnelles d’une grande diversité stylistique mais aux caractéristiques communes : bras levés, hermaphrodisme, zoomorphisme. Le parcours révèle aussi une trentaine de masques, des éléments de peintures rupestres et 140 objets à la fois quotidiens et sacrés, complétés d’éléments d’architecture. Beaucoup mettent en évidence l’omniprésence de la cosmogonie dans la vie quotidienne des Dogon et apportent un éclairage savant à cette exposition qui « entend restituer toute la force de l’art de la sculpture telle que l’ont conçue les Dogon, qu’il s’agisse du bois ou du métal, de pièces imposantes ou de puissants objets de petite dimension », commente Hélène Leloup. Le parcours se termine par l’immense statue djennenké aux bras levés, une pièce maîtresse du musée du quai Branly, et un chef d’œuvre de l’art du pays dogon.

L’Agora des Arts