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L'agora des arts - Des expositions à paris, en france et à l'étranger

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Jordaens et l’antiquité

samedi 10 novembre 2012

Du 12 octobre 2012 au 27 janvier 2013
Musées royaux des Beaux-arts de Belgique
3, Rue de la Régence | 1000 Bruxelles
Du mardi au dimanche, de 10h à 17h
tél : +32 (0)2 508 32 11
Tarif plein : 9€
www.expo-jordaens.be

 

- Cette exposition sera ensuite présentée en Allemagne, du 1er mars au 16 juin 2013, sur le célèbre site de la Documenta à Kassel, au Fridericianum-Museumslandschaft Hessen.

 

- A Paris, on peut voir actuellement l’exposition "Rubens, Van Dyck, Jordaens et les autres", au musée Marmottan, jusqu’au 3 février 2013. une sélection de quarante-et-un tableaux qui regroupe tous les grands genres. L’exposition comprend notamment le célèbre "Le Roi boit" de Jordaens, ainsi qu’un imposant "Portrait de femme", qui rappelle à bon escient qu’il n’était pas qu’un peintre de scènes truculentes.

 

- Du 12 octobre 2012 au 27 janvier 2013, l’œuvre du plasticien et homme de théâtre Jan Fabre est intégrée, aux Musées royaux des Beaux-arts de Belgique, dans le circuit des salles consacrées aux Maîtres anciens.

Du célèbre trio de maîtres flamands de l’époque baroque : Rubens, Van Dyck, Jordaens, c’est ce dernier qui fut le moins étudié et dont l’image convient d’être corrigée. On considère souvent Jacques Jordaens (Anvers, 1593-1678) comme un disciple de Rubens (il travailla en tant que peintre indépendant pour son atelier), plus à l’aise avec des sujets populaires comme Le roi boit, scène paillarde de la vie flamande, parce que la rigueur intellectuelle qui lui aurait permis d’aborder des sujets plus sophistiqués lui aurait fait défaut. Mais on se trompe. Derrière des sujets simples d’apparence, Jordaens dissimule souvent des questions profondément philosophiques qui ont pour point de départ des textes anciens largement disponibles en traduction à son époque. Parmi ses favoris, la célèbre fable d’Ésope intitulée le Satyre et le paysan, qu’il a représentée de nombreuses fois tout au long de sa carrière. Une fable qui met en garde contre les inconstants et décrit aussi la nature humaine qui, comme le satyre, mélange pulsions élémentaires et instincts supérieurs. Jordaens fit aussi des ornements pour les églises. Parmi ceux-ci, Les Quatre Evangélistes (1620, au Louvre), représentés sous la forme de trois vieillards, Matthieu, Marc et Luc et un jeune homme, Jean, œuvre qui figure parmi les plus sobres et les plus belles du peintre. Et si Jordaens n’a peut-être pas fait le fameux « pèlerinage » artistique en Italie, il ne faut pas voir là un obstacle majeur. Il avait à sa disposition une sorte de Rome « virtuelle » qui lui permettait de reproduire le style et l’atmosphère des modèles antiques : guides de voyage, dessins réalisés par d’autres artistes, et gravures reproduisant des antiquités célèbres. Les nombreuses allégories de la fécondité et de l’abondance peintes par Jordaens sont des chefs-d’œuvre d’imagination archéologique, bien qu’il ne se soit jamais rendu à Rome. Au travers de 120 peintures et dessins, tapisseries et sculptures provenant de musées et de collections privées, de l’Espagne (Prado) au Danemark (Statens Museum for Kunst), de la Grande-Bretagne (Musée de Glasgow) à l’Autriche (Albertina), complétés par les chefs-d’œuvre de Jordaens conservés à Bruxelles et Kassel, l’exposition éclaire l’influence de l’héritage antique dans son œuvre. Elle montre aussi des créations de ses illustres contemporains, Rubens, Janssen, Goltzius, etc.

Visuel : Jacques Jordaens, Le satyre et le paysan, vers 1620-1621. Toile, 188,5 x 168 cm. Bruxelles, Musées royaux des Beaux-arts de Belgique. ©J. Geleyns