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L'agora des arts - Des expositions à paris, en france et à l'étranger

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La Cité interdite au Louvre

mercredi 28 septembre 2011

La Cité interdite au Louvre. Empereurs de Chine et rois de France
Du 29 septembre 2011 au 9 janvier 2012
Musée du Louvre
Tous les jours, sauf mardi, de 9h à 17h30
Nocturne jusqu’à 21h30, mercredi et vendredi
Tarif plein : 10€ (avec entrée au musée)
www.louvre.fr

- A voir aussi jusqu’au 16 janvier 2012 :
Au royaume d’Alexandre le Grand. La Macédoine antique.

Le titre de cette exposition est évidemment très accrocheur, tout comme la proposition de Zheng Xinmiao, Conservateur en chef du Musée du Palais impérial, de « pousser doucement, une à une, les portes des palais de cette Cité interdite étroitement gardée ». Toutefois, la visite de cette Cité interdite déçoit un peu, malgré quelques belles pièces comme ces chevaux peints à taille réelle sur des rouleaux de soie ou ce trône d’apparat ayant appartenu à l’empereur Qianlong. Sur les 1,8 million d’objets conservés dans le musée du Palais impérial, seules 130 sont présentés au Louvre, au fil d’un parcours trop éclaté dans trois espaces distincts du musée. On peut commencer la visite dans les salles d’histoire du Louvre où est mise en parallèle l’histoire de la Cité interdite et du Louvre (deux lieux de pouvoir devenus des musées, mais la comparaison s’arrête là), et celle de la Chine et de la France. Une attention est portée aux échanges récurrents entre les deux pays, à une époque où ils traitaient d’égal à égal et où la vie de cour en France fascinait des empereurs chinois comme Yongzheng (r. 1723-1735) qui aimait s’habiller en costume occidental et porter perruque. Il faut s’enfoncer dans les fossés du Louvre médiéval pour découvrir la maquette de cette fameuse Cité interdite, un complexe fortifié de palais, de salles et de jardins de 72 hectares (près de 3 fois le Louvre dont la plan est affiché à côté). Edifié en seize années (1406-1422) par la volonté d’un seul homme, l’empereur Yongle, deux dynasties et vingt-quatre empereurs s’y succédèrent pour gouverner la Chine. Troisième partie dans l’aile Richelieu, avec des œuvres évoquant la vie de cour, autour de la personnalité de l’empereur Qianlong, contemporain de Louis XV et de Louis XVI. Son règne, de 1736 à 1795, constitue l’apogée de la dynastie Qing (1644-1911). C’est dans ce contexte favorable que fleurit un art de cour porté à son zénith par ce monarque absolu qui était aussi amateur d’art, poète, musicien, peintre et calligraphe, et qui s’entoura des meilleurs artistes de l’empire, attirant même des occidentaux tels Giuseppe Castiglione ou Ignaz Sichelbarth, pour leur capacité à peindre les animaux vivants, comme les chevaux.

C.R