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L'agora des arts - Des expositions à paris, en france et à l'étranger

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La Porte des rêves. Un regard symboliste

mardi 17 avril 2018

Du 7 avril au 29 juillet 2018
Propriété Caillebotte
8, rue de Concy – 91330 Yerres
Du mardi au dimanche de 14h à 18h30
Tarif plein : 10€
Parc Caillebotte (gratuit)
Ouvert tous les jours, horaires en fonction des saisons :
www.proprietecaillebotte.com

 

- Et pour en savoir plus sur l’histoire de la propriété Caillebotte
www.lagoradesarts.fr/-Maison-et-propriete-Caillebotte-.html

C’est le printemps à la propriété Caillebotte, un printemps de jeune femme en fleurs, le regard baissé et timide, tenant à la main une longue tresse fleurie sur fond de paysage irréel. Le Printemps de Romaine Brooks (1874-1970) ouvre « La Porte des rêves », l’exposition actuelle du centre d’art de Yerres (Essonne) qui réunit 160 œuvres symbolistes (peintures, sculptures, dessins, pastels, lithographies, cires, émaux) d’une collection particulière, pas vue en France depuis 2000 et qui s’est considérablement enrichie depuis lors. Les œuvres d’une cinquantaine d’artistes sont rassemblées dans huit salles et dans l’Orangerie du parc qui accueille des œuvres monumentales « à la poursuite de l’idéal », le plâtre Cantique d’Amour de Victor Rousseau (1865-1954) ou la toile Les Noces du poète et de la muse/L’idéal de Carlos Schwabe (1866-1926) illustrant ce thème cher au symbolisme.

De salle en salle, cette plongée dans le rêve et l’imaginaire d’artistes de la Belle Époque, temps fort de la vague symboliste, fait passer le visiteur par des légendes et des mythes, des fantasmes et des fantasmagories, des monstres fantastiques et des égéries. Le spiritisme et les sciences occultes sont en pleine effervescence dans le milieu artistique de l’époque tandis que L’Enfer de Dante inspire un cycle d’illustrations à Henry de Groux (1866-1930). On traverse aussi des paysages idéalisés (Le Mystère de la nuit d’Alphonse Osbert, 1857-1939 ou Baigneuse d’Émile-René Ménard, 1861-1930) et des paysages sublimés comme ceux de Charles-Marie Dulac (1865-1898) qui occupent toute une salle de l’exposition, avec une mention spéciale pour La Pinetta à Ravenne.

Cette exposition fait renaître ces artistes des mystères de l’âme et de la nature qui, même s’ils ne révolutionnent pas l’art de l’époque, illustrent à merveille certaines des aspirations profondes de cette fin du XIXe siècle à rebours des naturalistes et impressionnistes. Moreau, Puvis de Chavannes ou Redon ne sont pas loin de leurs confrères exposés ici.

Jean-Michel Masqué

Visuels : Romaine Brooks (1874-1970), Le Printemps, 1911-1913, Collection privée, crédit photo : Thomas Hennocque.
Alphonse Osbert (1857-1939), Le Mystère de la nuit, 1897. Collection privée, crédit photo : Thomas Hennocque.