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L'agora des arts - Des expositions à paris, en france et à l'étranger

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Larry Clark

lundi 11 octobre 2010

Larry Clark. Kiss the past hello
Du 8 octobre au 2 janvier 2011
Musée d’Art moderne de la Ville de Paris
11 avenue du Président Wilson - 75116
Tél. 01 53 67 40 00
Ouvert du mardi au dimanche de 10h à 18h
Nocturne le jeudi jusqu’à 22h
www.mam.paris.fr

Depuis la parution en 1971 de Tulsa, ouvrage fondateur sur le désarroi et la violence d’une génération, le travail du photographe et réalisateur Larry Clark hante la culture américaine. Le Musée d’Art moderne de la Ville de Paris présente la première rétrospective en France de cet artiste, né en 1943 à Tulsa aux Etats-Unis. L’exposition, conçue en étroite collaboration avec lui, revient sur cinquante années de création à travers plus de deux cents tirages d’origine, pour la plupart inédits. De ses clichés noir et blanc du début des années 1960, aux longs métrages qu’il réalise depuis 1995 tels que Kids (1995), Bully (2001) ou Ken Park (2002), Larry Clark, internationalement reconnu pour son travail, traduit sans concession la perte de repères et les dérives de l’adolescence (séries The Perfect Childhood (1993), punk Picasso (2003)). Ses photos de scènes souvent crues (sexe, drogue et armes à feu) ont motivé une censure de la part de la mairie de Paris interdisant l’accès de l’expo aux moins de 18 ans. Pourtant, les films de Larry Clark ont déjà été projetés en salles sans jamais avoir été classés X et ses photographies ont déjà été montrées à plusieurs reprises à Paris sans soulever le moindre problème. Si de fait, certaines photos peuvent heurter des sensibilités (un cartel peut le mentionner à l’entrée de l’expo), elles ne sont en aucune manière pornographiques ou pédophiles, mais sont le reflet du mal de vivre et des dérives de certains jeunes de l’Amérique profonde (et d’ailleurs). Elles jettent à la face du spectateur cette réalité brutale qu’il ne sert à rien d’occulter (ce que fait aussi l’Amérique qui refuse de voir cette marginalité) et qui fait réfléchir sur nos sociétés et les raisons d’une telle violence.

Catherine Rigollet