Partenariat et publicité Liens utiles Contact La rédaction Suivre la vie du site RSS 2.0 Logo FaceBook Logo Twitter
L'agora des arts - Des expositions à paris, en france et à l'étranger

Accueil > Expos à Paris > Archives expo à Paris > Marc Desgrandchamps > Marc Desgrandchamps

Marc Desgrandchamps

vendredi 13 mai 2011

Du 13 mai au 4 septembre 2011
MAM Paris
www.mam.paris.fr

- Composée d’une quarantaine de peintures de grand format et d’une importante sélection d’œuvres sur papier (gouaches, dessins, collages, lavis et lithographies), l’exposition retrace le parcours de l’artiste, depuis 1987 jusqu’aux œuvres les plus récentes.

Tandis que le Carré Sainte Anne à Montpellier présente jusqu’au 19 juin l’exposition « le dernier rivage » de Marc Desgrandchamps, le musée d’art moderne de la Ville de Paris consacre une rétrospective à ce peintre qui construit son œuvre figurative depuis trente ans autour de bribes de mémoire historique, autobiographique, photographique, picturale et de sa passion pour le cinéma. Dans des compositions à la matière si fluide qu’elle paraît transparente, des silhouettes marchent, le plus souvent des femmes qui semblent être là et ailleurs. Des plages sont en toile de fond, estivales, mais si le ciel y est toujours bleu, une angoissante nostalgie plane, amenée par la fixité des paysages, le contour estompé des objets, l’opacité de l’image, le flouté des visages (« je ne m’attarde jamais sur les visages » dit-il), les coulures de peinture qui semblent cristalliser la fuite du temps et ses outrages. Cette peinture faite d’arrêts sur images, est nourrie de réminiscences et de rémanences, de données ancrées dans son inconscient, d’histoires vécues et de nombreuses scènes vues au cinéma. Fanfaron de Dino Risi, l’Eau à la bouche de Jacques Doniol-Valcroze, On the Beach (1959, titre français : le Dernier rivage) de Stanley Kramer, Blow Up de Michelangelo Antonioni, La Jetée de Chris Marker, le Silence d’Ingmar Bergman… traversent silencieusement les tableaux de Desgrandchamps.
L’artiste, né en 1960, cite clairement ses influences picturales ou cinématographiques, presque tableau par tableau. Il assure en même temps « peindre sans but », juste des séquences de mémoire qui s’additionnent sans ordre et finissent par reconstituer une histoire ou une expérience. Dans sa vision fragmentée et évanescente de la réalité, dans ces petits détails qu’on ne discerne pas au premier abord, il souligne la fragilité de l’instant et donne furieusement envie de profiter du temps qui passera si vite.

Catherine Rigollet