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Maya. De l’aube au crépuscule au Guatemala

mardi 21 juin 2011

Du 21 juin au 2 octobre 2011
Musée du Quai Branly
www.quaibranly.fr

- A lire : "Les cités perdues des Mayas", de Claude Baudez et Sydney Picasso. Découvertes Gallimard

Ne vous attendez pas à voir des représentations de temples ou palais dans cette exposition que le musée du Quai Branly consacre aux Mayas. Pourtant l’architecture, peu mise en valeur dans le parcours, est bien l’un des fleurons de cette culture, l’une des plus florissantes du monde précolombien, de 2000 av. J.-C. à 1524 apr. J.-C.
La civilisation maya a occupé les actuels territoires du Belize, du Honduras, du Salvador, la partie sud du Mexique et ce qu’on appelle le « cœur du monde maya », le Guatemala. Il existe aujourd’hui environ 3 000 sites archéologiques officiels, preuve de l’immensité de cet héritage. L’exposition met en avant les dernières grandes découvertes sur plusieurs d’entre eux récemment étudiés, notamment El Mirador, sélectionné en vue d’une nomination au Patrimoine mondial de l’Unesco. Au fil d’un parcours chronologique, on prend surtout la mesure du développement artistique des Mayas avec ces bijoux en jade, ces céramiques peintes et ces sculptures sur pierre dont l’iconographie s’inspire de la pensée cosmologique et des diverses manifestations naturelles et surnaturelles associées à l’univers. On découvre aussi leur remarquable système d’écriture logosyllabique (avec des mots et des syllabes) retrouvé sur quelques 5000 textes taillés sur des sculptures et des édifices, la complexité de leurs systèmes de calendriers (divinatoire et solaire) qui leur permettaient de prévoir certains phénomènes naturels tels que les éclipses de soleil et de lune, l’omniprésence du symbolisme de la mort, leur fascination pour les forces vitales et la beauté, les liens indissociables entre politique et religieux.
Après le temps de leur splendeur (en plein Moyen Age européen), les cités des Mayas connaissent au IXème siècle, famine, conflits internes, rivalités croissantes et dispendieuses, dépopulation et un effondrement qui va s’étaler sur près de 3 siècles, jusqu’au coup fatal porté par les conquistadores espagnols. Toutefois, certains sites ne tomberont sous le joug espagnol que vers la fin du XVIIe siècle. C’est le cas de Tayasal, capitale des Itzá et icône de la résistance maya, qui ne passera sous la domination européenne qu’en 1697, un siècle et demi après la chute de l’Empire aztèque.
Il existe encore au Guatemala une forte population maya. Le parcours de l’exposition s’achève par une partie contemporaine qui survole l’actuelle civilisation maya, au travers d’un multimédia et de photographies de l’artiste Ricky Lopez.

Catherine Rigollet