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L'agora des arts - Des expositions à paris, en france et à l'étranger

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Robert Combas, Greatest Hits. « On commence par le début, on finit par la fin »

mardi 28 février 2012

Du 24 février au 15 juillet 2012
Musée d’art contemporain, macLyon
Cité internationale
81, quai Charles de Gaulle
Lyon (6e)
04 72 69 17 17
www.mac-lyon.com

 

 

- Monument graphique ponctué d’essais courts et suggestifs, le catalogue de l’exposition est sa prolongation en plus de 400 pages où les 500 reproductions s’insèrent sur des fonds tirés de l’atelier de Combas. Des « Greatest Hits » à caser dans les meilleures discothèques !Éditions Somogy éditions d’art. Prix : 45 euros.

Il serait passé de mode, tricard au royaume de l’Art, has been au pays des combines. Pourtant, Robert Combas pourrait bien être un contemporain essentiel, porte-pinceau d’une génération, la nôtre en somme, celle qui avait 20 ans autour de 1980. Faites le calcul ! Imbibé de rock comme on peut l’être d’excellents flacons mais aussi de breuvages plus incertains, Combas invente le film de nos vies, l’amour et le sexe, la guerre et l’effroi, l’ascension et la chute, la quête du stable et la fragilité du calme... Mais surtout, par ses personnages inventés, détournés ou maltraités, par ses couleurs et ses mots, ces derniers sublimés dans des titres et textes-légendes qui n’appartiennent qu’à lui, Combas, en merveilleux metteur en scène ironique sans jamais être blasé, raconte nos vies, nos rêves, nos cauchemars, nos fantasmes. C’est l’enfance toujours recommencée, le fil de nos vies jamais rompu, même si quelquefois un peu lâche, du rock au rock (du groupe Les Démodés en 1979 au groupe Les Sans Pattes en 2011 pour ce qui concerne « l’artocker » Combas) en passant par la peinture, la sculpture, la bande dessinée, le ciné, la photo et la poésie. Ne revendiquait-il pas, lors de sa première exposition en 1980, de « Vivre, oui mais ivre », référence à peine voilée au Baudelaire du poème en prose Enivrez-vous et au Bateau ivre de Rimbaud ? Quel meilleur remède que Combas pour balayer les zélateurs du malheur, faire la nique aux tenants du grisâtre ! Cette exposition Greatest Hits, germée dans l’esprit de Thierry Raspail, directeur du Musée d’art contemporain de Lyon, qui savait bien que pour Combas l’art était rock et vice-versa, est une plante luxuriante qui grimpe et grouille sur trois étages (20 salles) pleine de sève colorée et d’explosion graphique, une rétrospective chronologique et thématique qui tient aussi de la « rétrospectlive » comme l’indique son commissaire Richard Leydier. En effet, au second étage a été aménagé un studio peinture et son où Combas continuera à créer en direct chansons et tableaux et à recevoir comme chez lui amis, galeristes, journalistes. Pour une fois, le public découvrira le backstage. Quant au troisième étage, il est tout musique : scène de concert où tournent les vidéoclips du groupe Les Sans Pattes qui devrait aussi s’y produire et, parmi les pochettes de vinyles du collectionneur enragé qu’est Robert Combas (voir son interview dans la rubrique Mes disques à moi de « Rock & Folk » de février 2012, pages 18-21), les œuvres liées à sa passion musicale. Le vœu de Combas sera-t-il exaucé, qui précise quelque peu revanchard le sens de cette rétrospective : « La création déclinée en 30 ans de travail qui, j’espère, remettra les pendules à l’heure au point de vue : Art, intensité de Travail, Vérité et Diversité » ?

Jean-Michel Masqué