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L'agora des arts - Des expositions à paris, en france et à l'étranger

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Songs of Peace : Francis Ledwidge

vendredi 2 février 2018

Du 26 janvier au 13 mai 2018
Centre culturel Irlandais
5, rue des Irlandais - 75005
Du mardi au dimanche, 14h-18h
Nocturne le mercredi jusqu’à 20h
Entrée libre
Tél. 01 58 52 10 34
www.centreculturelirlandais.com

La poésie et l’art se sont souvent mutuellement inspirés. Dans l’exposition Songs of Peace, les œuvres de sept artistes irlandais contemporains font écho à la vie et à l’œuvre du poète irlandais Francis Ledwidge. Naturaliste, militant, nationaliste et soldat tué par un obus près de Boesinghe, en Flandre, durant la Première Guerre mondiale, Ledwidge a transcrit dans son recueil de poèmes Songs of Peace (paru chez Herbert Jenkins, trois mois après sa mort), son attachement profond à sa campagne natale, ses paysages, ses chemins, ses oiseaux.

Les artistes participant à l’exposition évoquent les mêmes thèmes chers à Ledwidge.
Le sentiment d’appartenance à un lieu et la nostalgie comme Patricia Burns à travers sa série de peintures sur la banlieue résidentielle de Dublin où elle a grandi (Eastwards II, 2016). L’amour de la nature et des oiseaux -si intense chez Ledwidge qu’on le surnomma « le poète des merles »- revisité par Sasha Sykes avec des nids d’oiseaux (des « chez soi » faits maison), enfermés chacun dans une boite en résine transparente, le matériau de prédilection de cette artiste designer née à Dublin en 1976. Le sentiment de perte est particulièrement violent chez Mick O’Dea (né en 1958 à Ennis), qui peint le poète, en capote militaire, au milieu d’un champ de ruines et d’arbres calcinés par les bombardements, marchant vers ce qu’on imagine être son destin, le regard rivé sur un oiseau noir posé au loin (The Blackbird, 2017), cruelle transposition du rouge-gorge de son poème Home. Dans sa vidéo, River (2015), Clare Langan (née en 1967 à Dublin) reprend « la rime de la rivière », ce murmure musical de l’eau évoqué par Ledwidge dans un de ses poèmes, avec un gros plan sur le roulement lent et répété des vagues d’une rivière, projeté en synchronie sur trois écrans. Une œuvre aussi poétique qu’hypnotique. On conclura avec les photographies de jeunes plantations d’arbres de David Farrell (né en 1961 à Dublin), des images inoffensives en apparence, mais porteuses d’un terrible passé, celui d’un champ de bataille de 14-18 dans la Somme. Des photographies qui font face au tableau sombre et réaliste de Mick O’Dea, comme un douloureux jeu de miroir.
Une exposition à voir.

Catherine Rigollet

Visuels : Patricia Burns, Eastwards II, 2016, Huile sur toile.
Mick O’Dea. The Blackbird, 2017. Huile sur toile.
Sasha Sykes, Caliology XXIX – Blackbird, 2015. Nid de merle, résine transparente.

- Le Centre Culturel Irlandais, abrité dans le Collège des Irlandais créé sur la Montagne Sainte-Geneviève, à Paris, en 1578, possède une rare bibliothèque riche de près de 8 000 imprimés et manuscrits (15e-19e siècle). En 2018, le Centre Culturel commémore le 20e anniversaire de la signature des Accords de Paix avec une série d’événements : exposition, théâtre, débats, concerts…