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L'agora des arts - Des expositions à paris, en france et à l'étranger

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Speedy Graphito. The essential of painting 1987-2012

vendredi 16 novembre 2012

Du 10 novembre au 22 décembre 2012
Galerie Polaris
15, rue des Arquebusiers - 75003
Du mardi au vendredi de 13h à 19h
Tél. 01 42 72 21 27
www.galeriepolaris.com

 

- Speedy Graphito est présent à la Biennale du Havre, jusqu’au 15 mai 2013.
- Vente aux enchères chez Art Curial en décembre.
- En savoir plus sur l’art urbain, du graffiti au Street Art. Découvertes Gallimard, par Stéphane Lemoine. 2012.

Figure historique et emblématique de l’art Graffiti et du Street Art, Speedy Graphito en est l’un des artistes français les plus inventifs. Questionnant le rôle de l’art dans la société, par son style immédiatement identifiable, Speedy Graphito (né Olivier Rizzo en 1961) a toujours développé un vocabulaire original, mêlant parodie et sujets graves. Lorsque Bernard Utudjian ouvre en 1985 la galerie Polaris dans son espace de la rue Michel Lecomte, l’une des premières expositions est consacrée à la première présentation en galerie de Speedy Graphito. Neuf autres expositions vont suivre, montrant peintures, dessins, sculptures, installations, vidéos, éditions, et photographies. Installée depuis 2007 rue des Arquebusiers, elle consacre aujourd’hui une rétrospective à cet artiste qui s’est lancé dans le street art dès 1983 avec le collectif Moulinex, tout en projetant plus sérieusement de devenir peintre, tendance Figuration libre. Rattrapé par ce goût de la fresque libre, influencé par la pop et la BD, il s’engouffre dans cette voie tracée par Jérôme Mesnager et son Homme en blanc, par Miss Tic, Blek le rat, Jeff Aérosol, mais aussi par les sérigraphies urbaines d’Ernest Pignon-Ernest, tout en mixant les techniques. D’abord impopulaire, le graffiti qui a émergé dans le New York des années 1970 avec des artistes comme Keith Haring et Jean-Michel Basquiat, s’est très vite internationalisé et dans les années 1980, en France notamment, une génération d’artistes biberonnée à la pub et au rock a trouvé dans la rue une toile d’expression aux dimensions illimitées. Et une reconnaissance. Avec ses couleurs vives, la vitalité et l’inventivité de ses œuvres au pinceau, au pochoir ou au stickers bourrées d’images de la culture populaire et de personnages de BD (de Blanche Neige à Mickey) dialoguant avec des motifs abstraits, Speedy Graphito se partage désormais entre la rue et les galeries. Le marché de l’art a depuis longtemps compris l’enjeu du mouvement, certaines œuvres, dont celles de Speedy Graphito se vendent jusqu’à plusieurs dizaines de milliers d’euros, comme Bad influence, 2011, acrylique sur toile 120 x 120 cm, adjugé 24 000 euros chez Art Curial en mars 2012 ou ce très réussi Maman, j’ai du rêver trop fort, 1990, acrylique et collage sur toile 190 x 175 cm, parti à 22 844 €. Autour de son fétiche lapinture, cette exposition retrace, en une vingtaine de toiles et une dizaine de sculptures, 25 années du parcours de Speedy Graphito, témoignant de son évolution et de sa capacité à se renouveler.

Catherine Rigollet

Visuel page expo : Chef d’oeuvre à Lapinture. Acrylique sur toile, 190 x 260 cm / (diptyque) 1987. Crédit photographique Speedy Graphito, courtesy Galerie Polaris.