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L'agora des arts - Des expositions à paris, en france et à l'étranger

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William Robinson : Genèse

lundi 29 janvier 2018

Du 25 janvier au 20 mars 2018
Ambassade d’Australie en France
4 rue Jean Rey, 75015 Paris
Du lundi au vendredi, 9h-16h30
Entrée libre

Inconnu en France et jamais exposé à Paris bien qu’il y soit venu à plusieurs reprises entre 2000 et 2010, y captant la vie des rues parisiennes (Rue des rosiers, 2006, lithographie), William Robinson (né à Brisbane en Australie en 1936) est considéré comme l’un des peintres contemporains les plus importants dans son pays. Reconnu pour ses autoportraits humoristiques et ses paysages oniriques, ses œuvres sont présentes dans 33 collections publiques en Australie mais aussi en Nouvelle-Zélande, au Metropolitan Museum of Art aux États-Unis et au Musée du Vatican. Genèse est donc sa première rétrospective en France et c’est une belle découverte que nous propose l’ambassade d’Australie.

La forêt vierge australienne avec ses étangs bleus dans lesquels on peut voir le reflet du ciel et de la forêt- constitue le sujet principal de ce peintre qui ne peint pas en plein air, mais dans son atelier, habité par le souvenir de ce qu’il a vu, travaillant, par petites touches circulaires, à partir de la sensation que les paysages ont laissé dans sa mémoire. Ses toiles nous plongent dans la vision intérieure de l’artiste. Forêt tropicale, montagnes et ciel ne forment qu’un univers onirique, presque abstrait, sans point de repère pour l’homme (Les étangs bleus, de Springbrook à Beechmont, 2000). Une atmosphère mystique qui se fait encore plus évidente dans sa série « création ». Terre, mer et ciel s’y heurtent entre déluge, tempête et irruption d’éléments dans une vision à la fois métaphysique et picturale. Et l’on comprend pourquoi « Genèse », le titre de la rétrospective, s’est imposé spontanément dans l’esprit de la commissaire de l’exposition, Vanessa Van Ooyen.

Totalement différente est son approche des scènes de ferme et de l’autoportrait, traités de façon ironique dans un style faussement naïf, comme cet Autoportrait équestre (1987) où Robinson, bras repliés et visage tourné vers le spectateur, caracole sur un cheval monté à cru et sans harnachement. Une œuvre inspirée du portrait satirique de Charles IV par Goya. Et tandis que dans ses paysages grands formats, Robinson explore des compositions complexes où les animaux et les personnages sont absents, il se plait à représenter poules, chèvres, vaches et chevaux, avec humour, comme des études psychologiques. Les œuvres sur papier de ce talentueux dessinateur lui permettent aussi d’expérimenter : les formes (à l’envers avec la gravure) et les couleurs. À 82 ans (en 2018), William Robinson continue de peindre tous les jours, se recentrant sur les scènes de vie à la ferme en reprenant ses travaux des années 1980. L’exposition rassemble 42 œuvres, huiles sur toile, aquarelles, fusains, lithographies.

Catherine Rigollet

Visuels : William Robinson, The Blue pools, Springbrook to Beechmont, 2000. H.s.t, 206,5 x 263 cm. QUT Art collection.
William Robinson, Autoportrait équestre, 1987. H.s.t, 131 x 192 cm. QUT Art collection. William Robinson, Chooks (poules), 1982 (détail). Crayon, 76 x 56 cm. Collection privée, Brisbane. Photo : L’Agora des Arts.