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L'agora des arts - Des expositions à paris, en france et à l'étranger

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Marc Chagall. Le triomphe de la musique

samedi 26 décembre 2015, par cath

Du 13 octobre 2015 au 31 janvier 2016
Philarmonie de Paris, Espace d’exposition temporaire
Porte de Pantin, Paris 19e
Du mardi au jeudi : 12h-18h

Vendredi : 12h-22h

Samedi et dimanche : 10h-20h

Durant les vacances scolaires (du samedi 19 décembre 2015 au lundi 4 janvier 2016) : 
ouverture tous les jours à 10h.
Fermé tous les lundis, le 25 décembre et le 1er janvier.
Entrée : 10€

 

- Catalogue : "Chagall et la Musique", couvrant les deux expositions. 360 pages, richement illustré. Éditions Gallimard. 45€.

Volet parisien de la double exploration muséale de la musique dans l’œuvre de Chagall (avec Marc Chagall : Les sources de la musique, à la Piscine de Roubaix jusqu’au 31 janvier 2015), l’exposition de la Philarmonie 1 (au rez-de-chaussée du récent bâtiment de Jean Nouvel) séduit l’oreille autant que l’œil. Car l’œuvre fusionnelle et intime de Chagall, « il faut faire chanter le dessin par la couleur », disait-il, illustrée par 270 peintures, dessins, céramiques, sculptures et costumes de scène est accompagnée de larges extraits des compositions musicales qu’il a illustrées.

C’est pendant son exil aux États-Unis dans les années 40 que Chagall participe, avec décors et costumes, à deux ballets, une expérience qui incitera André Malraux à lui confier la réfection du plafond de l’opéra Garnier en 1963. Véritable hommage aux compositeurs, le plafond, filmé en gros plan (merci, Google Lab), chaque scène associée à “sa” musique ouvre de façon magistrale l’exposition. Point besoin d’être grand mélomane : chaque portion de peinture fait écho à la partition, chaque personnage chante, chaque fleur vocalise. Et il en est de même pour les esquisses qui illustrent sa conception.
Suivant une chronologie inversée, les espaces thématiques sonorisés se succèdent : la Flûte enchantée du Metropolitan Opera de 1967, avec sketches de costumes et costumes eux-mêmes ; puis les vidéos des ballets Daphnis et Chloé (1959, Paris) et L’Oiseau de feu (1945, New York), et le premier ballet Aleko (1942, Mexico) pour lesquels Bella créa des costumes qui furent peints par Chagall. Bella meurt à New York, et Chagall, de retour en France en fin 47, peint des toiles sombres et nocturnes, telle Le Cheval rouge sur fond noir.

Remontant ainsi les années et les lieux, on aboutit aux années 1920-30 où le peintre recherchait déjà rythme, mouvement et couleur. On les trouve dans le grand décor pour le Théâtre d’art juif de Moscou qui réunit Musique, Danse, Théâtre et Littérature dans une célébration de la culture yiddish.
Une exposition à ne pas manquer car Chagall, l’enchanteur, parvient, pour un temps, à réenchanter notre monde.

Elisabeth Hopkins

Visuel : Izis, Marc Chagall travaillant aux panneaux du Metropolitan Opera de New York : Le Triomphe de la Musique (détail), atelier des Gobelins, Paris, 1966. © Adagp, Paris 2015. Photo : Izis © Izis-Manuel Bidermanas.