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L'agora des arts - Des expositions à paris, en france et à l'étranger

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Mathieu Pernot, La Traversée

mardi 25 février 2014

Mathieu Pernot. La Traversée
Du 11 février au 18 mai 2014
1, Place de la Concorde, 75008 Paris
Du mercredi au dimanche, de 11h à 19h
Nocturne le mardi jusqu’à 21h
Fermé le lundi
Tél. 01 47 03 12 50
Plein tarif : 8,50€
www.jeudepaume.org

 

- La Maison Rouge, 10, boulevard de la Bastille, 75012 Paris, présente "Mathieu Pernot et Philippe Artières. L’asile des photographies",, du 13 février au 11 mai 2014.

Diplômé de l’École nationale de la photographie d’Arles, Mathieu Pernot est aussi historien et a inscrit dès le départ son œuvre dans une démarche documentaire, que ce soit par son propre travail de prise de vue, par l’appropriation de photographies ou d’autres types de documents d’archives, tout en évitant des récits d’histoires à sens unique.
L’exposition La Traversée, sélection d’une dizaine de séries réalisées par l’artiste entre 1995 et 2013, constitue la mise en forme d’une histoire contemporaine incarnée par des personnages vivant à sa marge, notamment les migrants et nomades. Elle s’ouvre sur la série Photomatons, réalisés avec des enfants gitans dans la commune d’Arles. L’enfermement, autre thème récurrent dans l’œuvre de Mathieu Pernot, est ici abordé avec les photographies de la série Panoptique, réalisées dans plusieurs établissements pénitentiaires français et montrant comment ses lieux ont été pensés comme des « machines à voir ». Sont également montrés différents travaux liés à la question de l’urbanisme avec ses cartes postales d’habitat collectif symboles de progrès dans les années 1950, puis ces vues d’implosions d’immeubles faisant table rase de ce même passé. En lien, la série sur les Fenêtres montre les vues offertes par des logements sociaux destinés à être détruits dans le cadre d’une « opération de renouvellement urbain ». Étendus souvent à même le sol, dormant sous des drapés semblables à des linceuls, les Migrants de Mathieu Pernot sont réduits à de simples formes qui se cachent d’un monde qui les ignore ou ne veut pas les voir. Une série que le photographe a complétée avec Les Cahiers afghans, des cahiers d’écoliers sur lesquels Jawad et Mansour réfugiés à Paris ont consigné le récit de leur voyage depuis Kaboul. Dernière œuvre produite spécialement pour l’exposition, la série Le Feu remet en scène un rituel pratiqué chez les Roms qui consiste à faire brûler la caravane d’un défunt. « Là où les sédentaires archivent, conservent et exposent leur histoire, les Tsiganes enterrent, brûlent et font disparaître les traces de leur passage », constate Mathieu Pernot, dont le travail sur les traces de l’histoire rejoint celui de Georges Didi-Huberman, dont on peut découvrir la grande installation Nouvelles histoires de fantômes dans l’exposition L’État du ciel (Partie I), au Palais de Tokyo,, présentée jusqu’au 7 septembre 2014.

Catherine Rigollet

Visuel page expo : Mathieu Pernot, Sans titre, 2007. Série Fenêtres. Tirage lambda contrecollé sur aluminium, 130 x 90 cm. Édition de 7. Collection de l’artiste © Mathieu Pernot.
Visuel vignette : Mathieu Pernot, Caravane, 2013, Série Le Feu, Tirage jet d’encre, contrecollé sur dibond, 110 x 150 cm, édition de 7. Collection de l’artiste, © Mathieu Pernot.