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Max Ernst. Rétrospective 2013 à Bâle

dimanche 7 juillet 2013

Max Ernst. Rétrospective 2013
Du 26 mai au 8 septembre 2013
Fondation Beyeler – Bâle (Suisse)
Baselstrasse 101, Riehen/Basel
Tous les jours, de 10h à 18h
Mercredi jusqu’à 20h
Plein tarif : 25 CHF
www.fondationbeyeler.ch

 

A voir aussi à la Fondation Beyeler :

- "Kaputt", une installation du très controversé artiste Maurizio Cattelan constituée de cinq chevaux taxidermisés dont la tête disparait dans le mur. Une installation éphémère car à la fin de l’exposition, chaque cheval étant une œuvre indépendante retournera à son propriétaire, privé, dont l’un est le collectionneur François Pinault. Du 10 juin au 6 octobre 2013

 

- Andy Wharol « L’ombre de la lumière »
Au sein de la nouvelle présentation de sa collection, qui comprend des œuvres remarquables de Monet, Picasso, Bacon, Giacometti, Klee, Rotko, Miro, Calder, Matisse…superbement mises en valeur dans les salles baignées de lumière et ouvrant sur le parc et des bassins à la japonaise, la Fondation Beyeler consacre trois salles à des œuvres d’Andy Warhol. « L’ombre de la lumière » s’interroge sur le rôle de ce double concept dans la création tardive de l’artiste américain et expose sur 600 mètres carrés des pièces appartenant à de grandes collections suisses. Du 8 juin au 22 septembre 2013.

Conçue par Werner Spies et Julia Drost et présentée d’abord à
l’Albertina à Vienne, du 23 janvier au 5 mai 2013, la rétrospective Max Ernst s’est réinstallée à la Fondation Beyeler, du 26 mai au 8 septembre 2013 sous le commissariat de Raphaël Bouvier. Quelques 160 peintures, collages, dessins, sculptures et gravures se déploient dans une douzaine de salles.

On y retrouve un grand nombre de tableaux majeurs (Oedipus Rex, Katharina ondulata, Au premier mot limpide, La Vierge corrigeant l’enfant Jésus devant trois témoins : André Breton, Paul Eluard et le peintre, La ville entière, l’Habillement de l’épousée, etc.), des œuvres à énigmes, peuplées de créatures étranges, inquiétantes et érotiques, quand ce ne sont pas des arbres habités d’yeux et d’oiseaux squelettiques, des paysages tropicaux à la manière d’Henri Rousseau qu’il admirait, mais grouillant de plantes carnivores, ou des villes se dressant comme des ruines antiques sous des ciels verdâtres. Dans la belle et large sélection présentée à la Fondation Beyeler, on regretta toutefois le parti pris d’un parcours regroupant trop souvent les œuvres par techniques (collage, frottage, grattage, écriture automatique…) qu’Ernst, artiste assoiffé de liberté a le plus souvent mixées dans ses œuvres, ou qui l’ont accompagné tout au long de sa carrière, tel le collage.

Arrivé à Paris en 1922, interné à deux reprises comme « ennemi étranger », obligé de s’exiler aux États-Unis en 1941 avant de revenir en Europe dix ans plus tard, Max Ernst n’a cessé d’explorer des pistes nouvelles, inspiré par le souvenir autant que par la découverte, par l’actualité politique comme par les perspectives d’avenir visionnaires et prophétiques, et influencé par le dadaïsme né en réaction à la Première Guerre mondiale et qui était pour lui « une révolte, de la joie de vivre et de la colère, le résultat de l’absurdité, de l’immense saloperie de cette guerre épouvantable » et dont il trouva plus tard un second souffle dans le surréalisme.

Catherine Rigollet

Visuel : Max Ernst, La Ville entière, 1935/1936. Fondation Beyeler, 2013.