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Biennale de design 2017 : Les mutations du travail

lundi 13 mars 2017

Du 9 mars au 9 avril 2017
Tous les jours de 10h à 19h
Nocturne le vendredi 10 mars
2017 jusqu’à 22h
Site Manufacture - Cité du design
Pass Biennale 1 jour : 12€ (tarif plein)
Catalogue : 28€
www.biennale-design.com
et www.mamc-st-etienne.fr (expo Pop Corn)

À quoi ressemblera le travail demain ? La question est de plus en plus sensible comme en témoigne les propositions de taxation des robots émises dans l’actuel débat présidentiel. Pour sa dixième édition, la Biennale internationale de design de Saint-Etienne a choisi de s’interroger sur le monde du travail de demain, et plus particulièrement sur les mutations du travail. Mais quels sont les liens de cette thématique avec le design ? « Le design est un outil de mise en forme de la modernité. Or nous sommes en train de quitter la période de confort de la modernité pour une grande période d’instabilité qui va remettre en jeu le modèle de société dans lequel nous bâtissons une partie de nos vies. Le travail est, par ses contradictions internes, symptomatique de cette mutation. Le design, lui aussi mute : il passe de l’illustration du projet moderne par le design de beaux objets à un design de service, un design critique ou un design social », avance Olivier Peyricot, Directeur scientifique de la Biennale et Directeur du pôle recherche de la Cité du design.

Sur le site de la Cité du design, les expositions se déclinent dans un parcours en 10 étapes réunies sous la thématique « Working Promesse ». Un parcours essentiellement conceptuel, prospectif et réflexif, qui s’interroge par exemple sur notre prédestination à remplir tel ou tel emploi, à avoir ce qu’on appelle « la gueule de l’emploi ». Qui imagine un monde sans travail, celui des robots et des algorithmes. Qui dessine des métiers du futur comme celui d’orgaculteur : entre éleveur, cultivateur, pêcheur et chirurgien, plantant des organes, les surveillant et les cueillant dans une plate-forme sous-marine.

On découvre aussi de nouveaux produits, services ou aménagements innovants : la poubelle connectée qui détecte le type d’emballage automatiquement et s’ouvre pour le traiter et le compacter (Green Creative). Le lit transformable en bureau à l’heure où le travail s’immisce de plus en plus dans nos sphères personnelles. La Table de « verticalisation » (Patterson medical, 1995) afin de permettre au sédentaire urbain menacé d’inertie par son travail assis d’apprendre à se tenir en position verticale ! On s’amusera de découvrir de nombreux autres objets proches de l’absurde…
Certains le sont nettement moins, tels ces outils astucieux facilitant la micro-sieste sensée optimiser le travail. Le coussin—oreiller dans lequel on peut enfouir sa tête (Ostrich Pillow du studio Banana Things) est particulièrement attirant. Au sein du parcours, Détroit, membre (comme Saint-Etienne) du réseau des villes créatives UNESCO de design et ville invitée d’honneur, témoigne de la façon dont elle se réinvente face à la crise, notamment en mettant en place des actions populaires sociales et collectives.

Cette année, outre le parcours “IN” d’expositions, la Biennale Internationale Design Saint-Étienne se déroule également hors des murs de l’ancienne manufacture d’armes de Saint-Etienne. Ainsi au MAMC, Pop Corn (jusqu’au 17 septembre 2017) questionne les mutations de nos sociétés, de la Révolution industrielle aux Trente Glorieuses, tout en mettant en avant les liens entre art, design et cinéma. Un parcours un peu complexe, qui va du premier film de l’histoire, La sortie des Usines Lumière (1895) qui fit sensation, à Brigitte Bardot faisant la promotion de Frigidaire, en passant par Tati et son irrésistible film Playtime sur le modernisme à Paris, sans oublier une sélection d’objets cultes du design influencés, entre autre, par la conquête spatiale avec des œuvres de Roger Talon, dont le musée des Arts décoratifs à Paris vient d’offrir une grande rétrospective., Verner Panton ou Vico Magistretti.

Une Biennale de design 2017 qui invite à réfléchir sur le futur du travail et fait la part belle aux imaginaires.

Catherine Rigollet

 

À voir aussi au MAMC de Saint-Étienne :
- Ravage, exposition de Peter Martensen.
Du 9 mars au 27 août 2017. En savoir plus.
- Jaume Plensa.
Exposition du 9 mars au 17 septembre 2017. En savoir plus.

Visuels : Ostrich Pillow du studio Banana Things. Poubelle connectée Green Creative (à la Cité du Design). Vue de l’expo Pop Corn (au MAMC) avec Film de Méliès (La Lune à un mètre, 1898) et devant Fauteuil Albatros, 1970 de Danielle Quarante ; Chaise module 400, 1965 de Roger Tallon et Fauteuil Pastilli (premier plan), 1967 de Eero Aarnio. Photos L’Agora des Arts.